Le cuivre peut-il vous protéger de la COVID-19 ?

Actualités Coronavirus (COVID-19)

Rédigé par Olivia M. et publié le 28 novembre 2020

Selon des études récentes, le cuivre peut détruire le virus de la Covid-19 en quelques heures. A la suite de cette découverte, plusieurs entreprises se sont lancées dans la vente de masques, de gants ou d’autres textiles recouverts de cuivre.

cuivre covid-19

Le cuivre, tueur de bactéries, de champignons et …de la Covid-19 !

Le cuivre tue assez efficacement les microbes (bactéries, champignons et virus). Ces propriétés antimicrobiennes sont connues depuis l’Egypte antique. Plus récemment, il a été démontré que le cuivre pouvait rapidement inactiver plusieurs virus ; y compris le virus de la grippe A (grippe saisonnière), le norovirus (gastro-entérite) ainsi que plusieurs coronavirus, dont le SARS-CoV-2.

Le « mécanisme de destruction » du cuivre diffère selon sa cible. Pour plusieurs des virus étudiés, le cuivre semble s’attaquer à leur enveloppe ainsi qu’à leur ADN ou ARN. Le virus est alors inactivé et incapable de se répliquer. Les propriétés de ce métal suscitent donc l’intérêt des chercheurs dans ce contexte actuel de pandémie.

En effet, la Covid-19 dispose d’une durée de vie de seulement 4 heures sur du cuivre, selon une étude récente.  En comparaison, le virus peut survivre jusqu’à 24h sur du carton et 72 heures sur du plastique ou de l’inox.

L’enjeu est important car le virus se transmet notamment par contact indirect ; c’est-à-dire lorsqu’une personne saine touche un objet ou une surface contaminée par une personne malade.

Votre probabilité d’être infecté est donc considérablement réduite si la surface que vous touchez est en cuivre ! Une fois le virus déposé sur du cuivre, le risque de transmission ne dépassera pas 4 heures.

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Se protéger de la Covid-19 : intégrer le cuivre dans les objets de tous les jours

Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises se lancent dans le marché du cuivre. Vous pouvez notamment acheter des masques, des gants, voire des chaussettes, recouvertes de ce métal. Selon ces entreprises, cela vous permettrait de les manipuler (notamment quand vous les jetez) sans risque d’infection.

Ce n’est pourtant pas une protection à 100%. Le virus, lorsqu’il entre en contact avec le cuivre, n’est pas d’emblée détruit. Il peut rester actif, et donc vous infecter, jusqu’à 4 heures.

De plus, les propriétés anti-SARS-CoV-2 du cuivre n’ont été démontrées qu’en laboratoire. Au quotidien, la quantité de lumière et d’humidité peut varier et ainsi influer sur l’efficacité du cuivre. De même pour les lavages à répétitions qui peuvent inactiver son action virucide.

Laver ses mains régulièrement reste donc le meilleur moyen pour vous protéger du virus.

Le contact rapproché entre personnes, et non la contamination de surfaces, reste aussi le mode de transmission le plus important. La distanciation physique et le port du masque sont donc les gestes barrières à privilégier.

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Le cuivre, une solution pour les hôpitaux

Même si le cuivre n’est pas une solution miracle contre le virus, son utilisation dans les hôpitaux s’avère prometteuse.

Des chercheurs prônent en effet le remplacement de l’inox par le cuivre dans les milieux hospitaliers pour limiter les infections. Selon leurs travaux, la quantité de microbes retrouvée sur les surfaces hospitalières en cuivre est minime comparée à celles en inox. Cela se traduit par des taux d’infections nosocomiales réduits dans les chambres recouvertes de cuivre.

Une étude récente propose une manière économe et rapide d’introduire le cuivre en milieu hospitalier : revêtir les surfaces en inox d’une couche de cuivre. Avec cette méthode, le taux d’inactivation du SARS-CoV-2 était de 96% après seulement deux heures de contamination. Il ne reste plus qu’à voir si ces résultats se confirment hors du laboratoire et convainquent les établissements de santé.

Les études sur le rôle protecteur du cuivre contre la Covid-19 sont prometteuses ; mais l’efficacité de cette protection reste à confirmer. Ces travaux sont relativement nouveaux et n’ont pas tous pu être démontrés en dehors du laboratoire. En attendant du nouveau, il est donc préférable de ne pas tout de suite casser sa tirelire pour une garde-robe ou des meubles en cuivre !

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Olivia M., Biologiste spécialisée en Neurosciences

Sources
– Maladie Covid-19 (Nouveau coronavirus). Institut Pasteur. Consulté le 17 novembre 2020.
– Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1. The New England Journal of Medicine. Consulté le 17 novembre 2020.
– Inactivation of Norovirus on Dry Copper Alloy Surfaces. Journal PLOS. Consulté le 17 novembre 2020.

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