Dengue, Chikungunya, Zika : le moustique tigre sous surveillance !

May 21, 2017 par

Le moustique tigre Aedes albopictus est capable de transmettre la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya ou encore le zika. Santé sur le Net revient sur le dispositif de lutte contre Aedes Albopictus et de surveillance des arboviroses 21 (maladies d’origine virale transmises notamment par des moustiques) sur le territoire français.

Surveillance du moustique tigre

Dispositif de lutte activé contre le moustique tigre !

Le 1er mai dernier, le dispositif de lutte contre Aedes Albopictus et de surveillance des arboviroses en métropole a été activé, et ce jusqu’au 30 Novembre.

Implanté en France métropolitaine depuis 2004, le moustique tigre est sous étroite surveillance depuis 2006. Aujourd’hui, ce sont près de 33 départements qui sont concernés avec une nouvelle implantation du moustique dans 3 départements en 2016 : l’Aveyron, le Gers et le Haut-Rhin.

À savoir ! Les 33 départements concernés par ce dispositif sont : les 3 départements ci-dessus, plus l’Ain, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, l’Aude, les Bouches-du-Rhône, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, la Dordogne, la Drôme, le Gard, la Haute-Garonne, la Gironde, l’Hérault, l’Isère, les Landes, le Lot, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales, le Bas-Rhin, le Rhône, la Saône-et-Loire, la Savoie, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Var, le Vaucluse, la Vendée et le Val-de-Marne.

Comme chaque année, une instruction a été adressée en avril aux Agences régionales de santé (ARS) et aux préfets qui ont la charge de délimiter les zones de lutte contre les moustiques et prescrire toutes mesures utiles à la lutte contre les moustiques vecteurs de maladies. Néanmoins, cela ne se limite pas à Aedes albopictus mais comprend tous les moustiques pouvant devenir vecteur de maladies comme le West-Nile ou le paludisme.

Le dispositif comprend :

  • surveillance entomologique ;
  • surveillance épidémiologique ;
  • sensibilisation des voyageurs et des personnes vivant dans les zones d’implantation du moustique.

La surveillance entomologique vise à détecter l’activité du moustique tigre afin d’agir le plus rapidement et précocement possible pour ralentir l’expansion de son implantation géographique. Cette surveillance peut être active via la mise en place de pièges pondoirs ou passive grâce au signalement citoyen. Ce dernier peut être effectué via le site de signalement ou via l’application mobile « i Moustique » de l’EID-Atlantique.

La surveillance épidémiologique humaine consiste à détecter et caractériser les cas humains de chikungunya, de dengue et de zika.

Les chiffres de 2016 : 450 cas importés de Zika

Selon Santé publique France, le bilan de la surveillance de la saison dernière fait état de :

  • 167 cas importés de dengue confirmés ;
  • 18 cas importés de chikungunya confirmés ;
  • 450 cas importés de Zika confirmés ;
  • 1 cas importé de co-infection Dengue/Zika confirmé ;
  • 3 cas de Zika par transmission sexuelle confirmés ;
  • aucun cas de transmission vectorielle autochtone n’a été relevé.

Les cas suspects ou confirmés doivent être obligatoirement signalés sans délai afin de mettre en place des mesures pour éviter la transmission de la maladie. Pour cela, il sera mis en place une démoustication autour du domicile de la personne infectée et un renforcement des mesures de protection individuelle autour des cas recensés.

Mobilisation de la population

Tout au long de la période estivale, des actions d’information et de communication seront menées par les Agences Régionales de Santé en collaboration avec les Conseils départementaux et les communes concernés grâce notamment à de nouveaux outils mis à leur disposition.

De plus, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples et peu contraignants, chaque personne peut participer à la lutte contre la prolifération des moustiques et aider à prévenir l’introduction de la dengue, du chikungunya ou du Zika en métropole.

Ainsi, pour limiter la prolifération des moustiques, il est très important de supprimer les eaux stagnantes autour de son domicile car elles permettent leur reproduction. Enfin, les personnes se rendant dans des zones endémiques doivent se protéger des piqûres de moustiques sur place, mais également à leur retour si elles résident dans les départements où le moustique est implanté.

Nadège LB, MSc.

– Chikungunya, dengue et zika – Données de la surveillance renforcée en France métropolitaine en 2016. Santé publique France. consulté le 12.05.2017.
– INSTRUCTION N° DGS/VSS1/2017/128 du 13 avril 2017. Direction générale de la santé.
– Communiqué de presse du 28 Avril 2017 – Lutte contre la dissémination du moustique “Aedes albopictus” en France métropolitaine. Direction générale de la santé.
Nadege LB.
Biologiste spécialisée en Marketing.
Spécialiste de l’information médicale et scientifique.
Intéressée par les domaines du digital et de la santé : innovations, bien-être et nutrition.
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