Une évolution thérapeutique pour l’hépatite C

Feb 23, 2017 par

L’hépatite C est une pathologie du foie causée par un virus. Ce pathogène peut causer une forme aiguë ou chronique de la maladie. Quels sont les progrès thérapeutiques concernant sa prise en charge ?

virus hépatite c

Hépatite C : divers risques de transmission

La transmission de ce virus se fait via l’utilisation de matériel médical (seringues, aiguilles, etc.) pas ou mal stérilisé, la consommation de drogues injectables, la transfusion de sang et produits sanguins non dépistés, et plus rarement lors de rapports sexuels ou par transmission transplacentaire (de la mère infectée au fœtus).

Actuellement, dans le monde, entre 130 et 150 millions de personnes sont affectées par une forme chronique de la maladie. Celle-ci entraîne, dans de nombreux cas, une cirrhose (altération progressive du tissu hépatique) ou un cancer du foie.

Auparavant, les solutions thérapeutiques étaient contraignantes et provoquaient de fréquents effets indésirables pouvant mettre en jeux le pronostic vital. En ce sens, et au vu de la prévalence de cette maladie, de nouveaux médicaments antiviraux voient le jour.

Un traitement optimisé pour traiter l’hépatite C

Deux nouveaux traitements de l’hépatite C chronique ont été présentés lors du Congrès annuel de l’AASLD (American Association for the Study of Liver Diseases). Cette nouvelle génération de médicaments, des antiviraux à action directe, mise au point par la société pharmaceutique AbbVie, vise à simplifier la prise en charge des malades atteint d’hépatite C. Les objectifs sont donc de diminuer la durée du traitement et d’agir sur tous les génotypes (ensemble des caractères génétiques d’un individu) existants.

À savoir ! Les antiviraux à action directe sont des médicaments prescrits à différents stades d’une fibrose hépatique (transformation des tissus du foie), liée à une infection chronique par le virus de l’hépatite C.

Une étude, GARNET, réalisée par des scientifiques anglais en 2015, a permis d’évaluer l’efficacité et la sécurité de la combinaison de l’ombitasvi, du paritaprévir, du ritonavir et du dasabuvir. Cette combinaison de médicaments a été administrée pendant une durée de 8 semaines à des patients infectés par le virus de l’hépatite C. Les résultats de cette investigation démontrent alors l’efficacité de l’association de ces différentes molécules dans le traitement de la maladie.

Il n’existe encore aucun vaccin prévenant de l’hépatite C, néanmoins, afin de prévenir toute infection potentielle par le virus de l’hépatite C, des mesures de prévention existent et se définissent par :

  • Une hygiène des mains et l’utilisation de gants, avant une intervention chirurgicale ;
  • Un dépistage des virus de l’hépatite C, B, VIH (virus du SIDA) et de la Syphilis dans le sang ;
  • La formation du personnel ;
  • La promotion de l’utilisation de préservatifs.

Delphine.W., Ergonome spécialisée en Santé au travail.


– Antiviraux à action directe (AVD), Un traitement optimisé de l’hépatite C, Christine Fallet, Le quotidien du pharmacien. 9 février 2017
– Hépatite C. Aide-mémoire N°164, OMS, juillet 2016.
– A Study to Evaluate Ombitasvir/Paritaprevir/Ritonavir and Dasabuvir in Treatment-Naïve Hepatitis C Virus Genotype 1b-Infected Adults (GARNET), Study Record Detail, Emily Dumas, ClinicalTrials, 1er décembre 2016.
Delphine W.
Étudiante ergonome spécialisée en santé au travail.
Spécialiste dans la santé, le bien-être et l’adaptation de l’environnement de travail à l’Homme.
Passionnée par le sport, intéressée par la cuisine et captivée par l’écriture.
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