Femmes enceintes : quelles précautions pour contrer les virus hivernaux ?

Par |Publié le : 7 janvier 2026|Dernière mise à jour : 5 janvier 2026|5 min de lecture|

Rhume, grippe, gastroentérite et COVID 19… ces menaces virales de l’hiver inquiètent souvent les futures mamans à juste titre. Limiter le plus possible les risques d’attraper un virus hivernal est possible en misant sur la vaccination, une hygiène de vie équilibrée et la mise en place de gestes barrières. Récapitulons toutes les informations à connaitre pour passer sereinement le cap de fin et début d’année lorsque l’on attend un enfant.

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Quels vaccins contre les virus de l’hiver sont recommandés ?

Lors de la grossesse, le système immunitaire s’adapte pour reconnaitre et protéger l’embryon puis le fœtus. Cela peut fragiliser la résistance aux infections respiratoires virales courantes et/ou augmenter le risque de voir survenir des symptômes plus intenses.

La future maman n’est pas immunodéprimée au sens strict du terme, mais certaines de ses réponses immunitaires, essentielles pour défendre son organisme, sont modulées et atténuées.

La vaccination pendant la grossesse permet à la future maman de fabriquer de nouveaux anticorps qui seront en partie transmis, par le placenta, au bébé. Il sera ainsi protégé dès les premiers mois de sa vie.

Retenons que la vaccination contre la grippe saisonnière est considérée comme sûre pendant la grossesse. Elle permet de réduire le risque de formes sévères et apporte une protection immunitaire au bébé après la naissance, il aura en effet bénéficié du passage des anticorps maternels.

Réalisable avant ou pendant la grossesse, la vaccination contre la Covid-19 est fortement recommandée. Ce virus nommé SARS-CoV-2, s’il est attrapé au cours du troisième trimestre de grossesse, peut induire des symptômes graves. Et surtout si la femme enceinte a une autre maladie comme l’asthme, le diabète, l’hypertension artérielle, le surpoids ou obésité.

À savoir !La vaccination contre la grippe peut se réaliser du 1er mois au 9ème mois de grossesse. La co-administration est possible avec les vaccins contre la bronchiolite ou la covid-19 ou la coqueluche. La vaccination contre la COVID-19 peut se réaliser du 1er mois au 9ème mois de grossesse. La co-administration est possible avec les vaccins contre la bronchiolite ou la grippe ou la coqueluche.

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Se faire vacciner est essentiel, car, ce qu’il faut savoir, c’est que lors d’un dysfonctionnement pulmonaire lié à une maladie virale, les soins apportés à la femme enceinte sont plus complexes à mettre en œuvre et le risque de naissance prématurée est plus important.

Plusieurs professionnels de santé assurant le suivi médical pendant la grossesse peuvent prescrire ces vaccins et procéder à leur administration : gynécologue, sage-femme, médecin traitant, infirmier ou pharmacien.

Quelles sont les précautions à prendre au quotidien ?

Pour se protéger des infections hivernales, des mesures simples d’hygiène et la mise en place de gestes barrières, à appliquer au quotidien, peuvent jouer un rôle considérable.

Les recommandations sont de :

  • Porter un masque dans certaines situations, comme dans les transports, les zones commerciales très fréquentées ou lors d’une visite médicale.
  • Limiter les contacts rapprochés avec les personnes malades, celles présentant notamment une fièvre, une forte toux ou des symptômes digestifs ;
  • Se laver rigoureusement et régulièrement les mains avec du savon ou une solution hydroalcoolique ;
  • Aérer quotidiennement son logement, ouvrir les fenêtres 10 minutes deux fois par jour permet de renouveler l’air et réduire les particules virales en suspension ;
À savoir !Quand l’entourage est malade, des mesures simples réduisent le risque de transmission. Eviter les embrassades, utiliser des mouchoirs jetables, nettoyer régulièrement poignées, télécommandes et surfaces et éternuer automatiquement dans son coude.

En plus d’éviter les situations à risque et de limiter dès que possible son contact avec les virus qui circulent spécialement en hiver, la future maman est invitée à renforcer son organisme.

Certaines habitudes renforcent les capacités naturelles du système immunitaire. Premier conseil : miser sur une alimentation variée et riche en nutriments. Les fruits et légumes d’hiver (agrumes, kiwis, choux, patates douces, courges…) apportent des vitamines essentielles, notamment la vitamine C. Les légumineuses, les céréales complètes et les fruits secs contribuent à maintenir une bonne énergie.

Deuxième recommandation : bien s’hydrater pour aider l’organisme à fonctionner correctement et prévenir les infections ORL (nez, bouche, gorge, oreille) en gardant les muqueuses moins sèches.

Dernières recommandations : prendre soin de son sommeil et s’octroyer des séances d’activités physiques avec une faible intensité. En effet, le sommeil soutient, entre autres, l’immunité. Pour obtenir une bonne qualité de sommeil, veillez à instaurer une routine régulière, limiter les écrans deux heures avant le coucher et s’accorder éventuellement des siestes de 20 à 30 minutes l’après-midi.

Pour le sport, en période de grossesse, il est recommandé de se faire plaisir avec des activités douces comme la marche, la natation, le yoga ou Pilates prénatal ou la gym douce.

Quels symptômes doivent encourager à consulter ?

En cas de fièvre, toux importante, gêne respiratoire, fatigue intense ou symptômes digestifs marqués, il est recommandé de consulter rapidement. Un avis médical est nécessaire pour se rassurer et mettre en place un traitement adapté.

Fuyez l’automédication ! Certains médicaments courants ne sont pas adaptés à la grossesse et doivent être validés par un professionnel de santé.

Parmi les substances à éviter formellement ou avec extrême précaution : les AINS ou anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, diclofénac, aspirine ≥ 500 mg) et certains décongestionnants nasaux.

Citons aussi que le recours à la médecine naturelle (phytothérapie et aromathérapie) n’est pas sans risque. Certaines plantes peuvent constituer un grave danger, comme, entre autres, la sauge, la menthe poivrée, le soja ou encore la réglisse.

Des pictogrammes peuvent aider à identifier les médicaments à ne pas prendre : depuis plusieurs années, certains médicaments à risque tératogène (entrainant des malformations fœtales) ou toxique pour le fœtus sont signalés sur l’emballage. Notamment, la mention « Médicament + grossesse = danger » pour les substances à éviter sauf si indispensable et la mention « Médicament + grossesse = interdit » pour les contre-indications formelles.

Même si hiver peut représenter un défi pour une femme enceinte, certains gestes et habitudes à mettre en place au quotidien permettent de diminuer considérablement les risques d’infection. Gardons-les en mémoire !

Sources
– Grossesse : les vaccins recommandés. www.has-sante.fr. Consulté le 1er décembre 2025.
– Les infections virales avec transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse. www.ameli.fr. Consulté le 1er décembre 2025.
– Infection maternelle pendant la grossesse : recherche et prévention indispensables. www.ameli.fr. Consulté le 1er décembre 2025.

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Julie P.
Journaliste scientifique
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