Infection à Hantavirus : les signes qui doivent alerter
Circulant principalement chez certaines espèces de rongeurs sauvages, les hantavirus peuvent toutefois être transmis à l’Homme via l’inhalation de poussières contaminées par les urines et excréments des animaux infectés. Quels sont les premiers signes de la maladie qui doivent alerter ? Quelles en sont les formes et comment poser le diagnostic ? On fait le point.

Infection à Hantavirus : quels sont les premiers signes ?
Chez l’Homme, les hantavirus peuvent être à l’origine d’infections dont la gravité est très variable. Et ces infections se révèlent parfois mortelles. La phase d’incubation dure d’une à six semaines (deux semaines en moyenne).
Puis, les premiers symptômes cliniques sont souvent similaires à ceux d’une grippe :
- Fièvre
- Maux de tête
- Douleurs musculaires
Un à cinq jours après le début des symptômes, certaines personnes contaminées peuvent présenter une toux et souffrir de difficultés respiratoires.
Deux formes cliniques de la maladie
En pratique, l’infection à Hantavirus peut provoquer deux formes cliniques de la maladie :
- Une forme hémorragique avec atteinte rénale : son incubation varie d’une semaine à deux mois et on l’observe surtout en Europe et en Asie. Il s’agit de « fièvres hémorragiques à syndrome rénal » (FHSR) de gravité variable pouvant aller d’un syndrome grippal à une insuffisance rénale importante d’évolution le plus souvent favorable. Certaines fièvres hémorragiques avec atteinte rénale pouvant se révéler mortelles (mortalité comprise entre 0,4 et 10 % selon les virus), il est important de consulter un médecin en présence de symptômes évocateurs et de lui signaler une éventuelle activité à risque (loisirs en forêt, contact avec des rongeurs etc.).
- Une forme cardio-pulmonaire d’apparition plus brutale : son incubation varie d’une à six semaines et on l’observe principalement sur le continent américain. Qualifiée de « syndrome pulmonaire à hantavirus » (SPH), il s’agit d’une atteinte pulmonaire grave et rapide avec détresse respiratoire et cardiaque, associée à un taux de mortalité élevé (jusqu’à 60 %).
Dans chacune des deux formes de la maladie, c’est une atteinte des vaisseaux sanguins, devenus anormalement perméables, qui provoque une fuite plasmatique vers les tissus et l’apparition des symptômes.
Comment poser le diagnostic d’une infection à Hantavirus ?
Face à un patient qu’il suspecte d’avoir été infecté par un hantavirus, le médecin l’interroge avant tout sur la nature de ses symptômes et une éventuelle exposition récente à des rongeurs.
Puis, pour pouvoir confirmer le diagnostic, le médecin prescrit des analyses biologiques recherchant dans le sang la présence d’anticorps produits par l’organisme en réponse au virus (immunoglobulines IgM et IgG anti-hantavirus).
– Virus Andes à bord du navire MV Hondius : ce que l’on sait sur cet hantavirus rare et potentiellement mortel. Institut Pasteur.. www.pasteur.fr. Consulté le 17 mai 2026.
– Symptômes, modes de contamination, espoirs pour la recherche… Neuf questions sur l’hantavirus. Inserm. . presse.inserm.fr. Consulté le 17 mai 2026.
– Hantavirus. Santé publique France. invs.santepubliquefrance.fr. Consulté le 17 mai 2026.
– Hantavirus : le point sur les mesures sanitaires en France. Site du gouvernement. . www.info.gouv.fr. Consulté le 19 mai 2026.
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