Journée Mondiale du Paludisme 2026 : bilan, risques et conseils de prévention

Par |Publié le : 27 avril 2026|Dernière mise à jour : 28 avril 2026|4 min de lecture|

Le 25 avril marque la Journée Mondiale contre le Paludisme et c’est l’occasion de rappeler que le moustique est loin d’être un simple trouble-fête de nos soirées estivales. Avec le retour des beaux jours, ces petits insectes bruyants refont surface et apportent avec eux un risque sanitaire que l’on sous-estime encore. Paludisme, dengue, chikungunya, Zika : autant de maladies qu’ils transmettent silencieusement et dont les cas se multiplient jusque sur le territoire français. Le moment idéal pour parler de ces infections et adopter les bons réflexes de prévention contre les maladies transmissibles par le moustique.

JM paludisme

Le paludisme en quelques chiffres

Le paludisme au niveau mondial

Selon le dernier rapport de l’OMS, on recense environ 282 millions de cas et 610 000 décès en 2024, soit environ 9 millions de cas supplémentaires par rapport à l’année précédente.

La région africaine concentre à elle seule 95 % des cas et 95 % des décès, les enfants de moins de cinq ans représentent les trois quarts des victimes.

Au-delà de l’Afrique subsaharienne, le paludisme reste endémique dans de nombreuses zones d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine. Cette progression s’explique par plusieurs facteurs conjugués : la résistance croissante aux médicaments et aux produits anti-moustiques, le réchauffement climatique qui favorise la prolifération des moustiques, ainsi que l’instabilité politique dans certaines régions fragilisant les programmes de sensibilisation et la prise en charge sanitaire.

Le paludisme en France

En 2024, on estime à 6 160 le nombre de cas importés, ce qui signifie qu’ils ont contracté la maladie dans un pays étranger, provenant très majoritairement d’Afrique subsaharienne.

La France est d’ailleurs le premier pays concernant le paludisme d’importation. Ces cas touchent principalement des voyageurs ou des personnes rendant visite à leur famille dans les pays endémiques.

Reconnaître les symptômes du paludisme pour agir rapidement

Le paludisme ne se manifeste pas immédiatement après une piqûre de moustique. Il faut généralement compter 7 à 30 jours avant l’apparition des premiers signes et parfois davantage selon l’espèce de parasite en cause.

Les symptômes ressemblent d’abord à un simple état grippal : fièvre soudaine, frissons intenses, maux de tête, fatigue marquée, auxquels peuvent s’ajouter des nausées ou des douleurs musculaires. C’est précisément cette ressemblance avec d’autres maladies courantes qui retarde souvent le diagnostic. Seulement, il ne faut pas attendre trop longtemps à l’apparition des premiers symptômes car certaines formes comme le Plasmodium falciparum peuvent évoluer très rapidement.

Si le paludisme est pris en charge trop tard, il peut engendrer des complications graves : troubles de la conscience, difficultés respiratoires ou défaillance des organes. La bonne pratique générale est de surveiller toute fièvre survenant les deux mois suivant un retour de zone tropicale ou pays à risque. Dans ce cas, l’état grippal doit conduire à une consultation médicale en urgence, en mentionnant impérativement le voyage effectué.

Comment se protéger du paludisme ?

En première ligne, les gestes barrières et les réflexes anti-moustiques restent indispensables :

  • application de répulsifs cutanés,
  • port de vêtements couvrants au crépuscule et la nuit,
  • dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide,
  • vérifier le niveau de protection du répulsif.

Pour les personnes qui préparent un voyage dans une région à risque, un traitement préventif médicamenteux est fortement recommandé. Plusieurs options sont disponibles et doivent être prescrites par un médecin avant le départ.

Le vaccin RTS,S représente une avancée historique : approuvé par l’OMS en 2021, il est désormais déployé dans une vingtaine de pays africains.

Au-delà du paludisme : les maladies transmises par le moustique

Le moustique est un vecteur de maladies virales qui gagnent chaque année du terrain. Parmi les maladies les plus connues : la dengue, le chikungunya, le Zika ou encore la fièvre jaune, sans oublier le virus du Nil occidental, qui circule désormais en Europe.

Les experts sont inquiets par l’extension géographique de ces maladies, directement liée au réchauffement climatique : des températures plus douces et des hivers moins rigoureux permettent aux moustiques de s’installer dans des zones jusqu’ici épargnées.

En France, le moustique tigre (Aedes albopictus) en est l’illustration parfaite. Il est aujourd’hui implanté dans plus de 80 % du territoire métropolitain. Un signal qui rappelle que ces maladies tropicales ne sont plus si lointaines, et que la vigilance s’impose, y compris sous nos latitudes.

Sources
– Paludisme. www.who.int. Consulté le .
– Rapport 2025 sur le paludisme dans le monde. www.who.int. Consulté le 22 avril 2026.
– La prévention du paludisme selon les pays. www.vidal.fr. Consulté le 22 avril 2026.
– Journée mondiale du paludisme 2025. www.infectiologie.com. Consulté le 22 avril 2026.

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Camille V.
Camille V.
Après de nombreuses années d'exercice en tant qu’aide-soignante et conseillère en aromathérapie, Camille, passionnée par l’univers de la santé, du bien-être et du développement personnel, s’est spécialisée dans la rédaction de contenus. Animée par l'envie de partager au plus grand nombre du contenu scientifique fiable à partir de ses connaissances et de sources vérifiées, tout en respect de notre charte HIC.