Foie humain vue au scanner

Un angiome du foie est une pathologie courante bénigne. Elle désigne la présence d’une tumeur affectant les vaisseaux sanguins hépatiques. Dans la majorité des cas, l’angiome est totalement silencieux et ne provoque aucun symptôme. Ni surveillance particulière, ni traitement n’est nécessaire.

Définition et symptômes

Photo d’une femme en noir et blanc et tenant son foieQu’est-ce qu’un angiome hépatique ?

Un angiome, aussi appelé hémangiome, du foie désigne une tumeur bénigne hépatique qui se développe à partir des vaisseaux sanguins. Ces petites lésions sont fréquentes dans la population puisqu’elles concernent 2 à 5% des individus. Les angiomes du foie concernent toute la population et tous les âges, cependant ils sont plus fréquents chez les femmes. Elles représentent, en effet, 2 cas sur 3.

Un angiome forme une petite masse constituée de vaisseaux sanguins anormaux qui se développe aux dépens des vaisseaux environnants. Généralement, la masse est ronde, bien délimitée et présente un diamètre inférieur à 4 centimètres. Ce type de lésion ne dégénère jamais. Dans la moitié des cas, il existe plusieurs angiomes (double ou multiples).

Quelle est l’origine d’un angiome hépatique ?

Aucune cause n’a pour l’instant été identifié. Une origine congénitale ou hormonale est la plus probable.

Quels sont les symptômes ?

Les angiomes hépatiques sont généralement asymptomatiques sauf lorsqu’ils sont très volumineux. Ils sont alors découverts de manière fortuite dans la plupart des cas.

Lorsque l’angiome est volumineux, c’est-à-dire qu’il mesure plus de 4 centimètres, il peut engendrer des symptômes : une gêne abdominale, des ballonnements, voire une perte d’appétit, des nausées, une sensation de satiété rapide et des douleurs. Les angiomes de ce type sont, cependant, très rares.

Chez le nouveau-né, les angiomes de grandes tailles peuvent engendrer certains troubles comme une insuffisance cardiaque, par exemple. Bien que les angiomes hépatiques chez les tout-petits disparaissent le plus souvent de manière spontanée, lorsqu’ils sont trop volumineux, ils nécessitent un traitement. Il consiste généralement en une corticothérapie ou une embolisation de l’artère, voire rarement une intervention chirurgicale.