Atrophie-multi-systématisée-neuro

Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ? Atrophie-multi-systématisée-traitements

Aucun diagnostic ne permet réellement d’affirmer la présence d’une atrophie multi systématisée, le médecin se base sur les symptômes tout en éliminant d’autres pathologies.

Divers examens sont nécessaires pour la différencier de la maladie de Parkinson, par exemple des analyses sanguines, une IRM, etc. Certains symptômes lorsqu’ils sont présents permettent de différencier la maladie de Parkinson de l’atrophie multi systématisée, par exemple les dysfonctionnements urinaires et érectiles. Les troubles de la pression artérielle, les difficultés à parler ou à avaler ne sont pas non plus caractéristiques de Parkinson, particulièrement au début de la maladie.

Le seul moyen de confirmer le diagnostic est la mise en évidence de zones de dégénérescence et d’inclusions cytoplasmiques oligodendrogliales  lors de l’autopsie.

Quel traitement ?

Il n’existe aucun traitement permettant de guérir l’atrophie multi systématisée. En effet, quelles que soient les mesures mises en place pour soulager le patient, la maladie évolue inévitablement vers la dégénérescence neuronale. Néanmoins l’accompagnement du patient, notamment les thérapies physiques, permet de maximiser l’utilisation de la fonction motrice.

La prise en charge est donc symptomatique pour soulager les patients, et rendre certains aspects de la maladie moins douloureux à vivre. Ainsi, l’hypotension orthostatique (midodrine, fludrocortisone), l’incontinence urinaire (anticholinergiques ou alpha bloquants), la constipation (suppositoires ou médicaments laxatifs) et les troubles de l’érection peuvent être apaisés. Pour l’hypotension, des mesures non médicamenteuses sont associées : le port de bas de contention, l’élévation de la tête du lit, se lever lentement, éviter de rester allongé trop longtemps, etc.

Dans un tiers des cas, les médicaments habituellement utilisés dans la maladie de Parkinson sont efficaces (transitoirement et à doses plus élevées que dans la maladie de Parkinson) au début de la maladie. Ils permettent de diminuer la lenteur des mouvements et la rigidité.

La prise en charge non médicamenteuse est souvent utile aux patients. Par exemple, des séances de kinésithérapie respiratoire pour drainer les sécrétions bronchiques en cas d’atteinte de la fonction respiratoire. Les massages, la physiothérapie et la médecine de réadaptation permettent de maintenir l’autonomie et la mobilité le plus longtemps possible. Des appareils peuvent être prescrits pour aider le patient à marcher.

Charline D., Docteur en pharmacie

– L’atrophie multi systématisée. ORPHANET. Consulté le 13 février 2020.
– Atrophie multisystémique. LE MANUEL MSD. Consulté le 13 février 2020.