neuropathie

Diagnostic et traitement

 Quel diagnostic ? neuropathie

Le diagnostic est d’abord clinique. En effet, une neuropathie périphérique est évoquée devant la présence d’une association de symptômes évocateurs de l’affection : paresthésies, douleurs, perte de sensibilité, troubles de l’équilibre, crampes, faiblesses, fatigue, etc.

Les symptômes sensitifs les plus fréquents sont :

  • Des paresthésies qui se manifestent par des picotements, un fourmillement, une sensation de froid ;
  • Des douleurs généralement à prédominance nocturne, peu apaisées par des antalgiques et décrites comme « brûlure », « froid douloureux », « sensation d’étau », « piqûre » ;
  • Des troubles de l’équilibre.

Le symptôme moteur le plus fréquent est la faiblesse musculaire.

Enfin, d’autres symptômes peuvent être associés : des malaises, des troubles de la sudation, des troubles mictionnels, des troubles de l’érection et de l’éjaculation, des diarrhées, une hyperkératose puis une ulcération au niveau de la plante des pieds.

L’examen clinique permet d’objectiver la présence des signes de neuropathie périphérique. Un examen neurologique vient compléter le bilan général.

Un bilan biologique comprend divers examens dont :

  • Une glycémie à jeun afin de déterminer l’éventuelle présence d’un diabète ;
  • Une numération de la formule sanguine à la recherche d’une éventuelle anémie ou d’une hémopathie maligne ;
  • Un dosage des transaminases, des enzymes hépatiques afin de rechercher une hépatite ;
  • Un dosage de la protéine C réactive pour déterminer la présence d’un syndrome inflammatoire ;
  • Un dosage de la créatinémie et du débit de filtration glomérulaire à la recherche d’une insuffisance rénale.

Quel traitement ?

Une neuropathie périphérique d’origine médicamenteuse prend fin à l’arrêt du traitement en cause. L’amélioration n’est cependant pas visible d’emblée, il faut attendre quelques semaines voire plusieurs mois.

Il n’existe aucun traitement permettant de soulager convenablement les symptômes d’une neuropathie périphérique ou de réparer les dommages nerveux causés. En effet, l’efficacité des traitements proposés varie beaucoup d’un patient à un autre.

Ainsi, diverses supplémentations peuvent être envisagées :

  • De la vitamine B. En effet, les carences en vitamine B6 et B12 peuvent entraîner une neuropathie périphérique. Cependant, il ne faut pas dépasser la dose de 200 mg par jour sous peine de constater l’effet inverse ;
  • De l’acide alpha-lipoïque qui est un antioxydant pouvant contribuer à la protection des nerfs contre l’inflammation et les dommages causés par le VIH ;
  • De l’acétyl-carnitine qui est un acide aminé qui peut manquer au patient traiter par antiviraux ;
  • De l’huile d’onagre capable de soulager les symptômes d’une neuropathie chez certains diabétiques.

Certains médicaments sont parfois prescrits :

  • Des antidépresseurs dont l’amitriptyline, et l’imipramine ;
  • Des antiépileptiques, par exemple la gabapentine en cas de neuropathie douloureuse liée au diabète. La lamotrigine peut également être prescrite.
  • Des anti-inflammatoires en cas de douleurs légères. Par exemple, l’ibuprofène ou le naproxène ;
  • De la morphine pour les douleurs intenses.

Charline D., Docteur en pharmacie

– La neuropathie périphérique. CANADIAN AIDS TREATMENT INFORMATION EXCHANGE. Consulté le 21 janvier 2020.
– Prise en charge diagnostic des neuropathies périphériques. HAUTE AUTORITÉ DE SANTÉ. Consulté le 21 janvier 2020.
– Neuropathie périphérique. LE MANUEL MSD. Consulté le 21 janvier 2020.