Mélanome cutané, il faut le détecter au plus tôt !

Mar 4, 2019 par

Les mélanomes cutanés représentent 10 % de l’ensemble des cancers de la peau, et touchent en France environ 15 000 personnes chaque année. Par leur forte capacité à métastaser, ces cancers peuvent être associés à un sombre pronostic, s’ils ne sont pas détectés précocement. Du patient au professionnel de santé, chacun doit être vigilant pour repérer au plus vite tous mélanome cutané ou lésion cutanée anormale.

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Cancers de la peau et mélanomes cutanés

Parmi les cancers de la peau, les mélanomes cutanés sont les plus graves, car ils ont une forte tendance à métastaser. Ces tumeurs peuvent toucher les hommes comme les femmes à n’importe quel âge.

Compte-tenu de leur forte capacité à métastaser, il est crucial de détecter au plus tôt les mélanomes cutanés, pour instaurer une prise en charge adaptée. Les cancers de la peau ne peuvent pas réellement être dépistés, puisqu’ils ne peuvent pas être détectés avant l’apparition des premiers symptômes. En revanche, une détection précoce est possible, grâce à l’implication du patient lui-même, mais aussi des professionnels de santé.

Un examen régulier de la peau, et en particulier des grains de beauté, est recommandé pour repérer au plus vite l’apparition d’un cancer de la peau. Mais comment différencier un grain de beauté d’un début de mélanome cutané ?

Un auto-examen tous les trimestres

Pour faire la différence entre un grain de beauté et un mélanome cutané débutant, trois points sont essentiels à retenir :

  • Un grain de beauté qui ne ressemble pas aux autres doit immédiatement attirer l’attention ;
  • L’apparition d’une tâche brune ou le changement d’aspect d’un grain de beauté doivent amener à consulter rapidement ;
  • Les différents signes qui doivent alerter :
  • Un grain de beauté de forme irrégulière ;
  • Un grain de beauté aux bords mal délimités ;
  • Un grain de beauté de couleur non homogène ;
  • Un grain de beauté dont le diamètre augmente ;
  • Un grain de beauté dont la taille, la forme, la couleur ou l’épaisseur changent brutalement ;
  • Une plaie cutanée qui ne guérit pas ;
  • L’existence d’un bouton ou d’une croûte qui persiste ou se propage.

Face à de tels signes, il est fortement conseiller de consulter un  médecin, qui procédera à un examen plus approfondi de la peau. Evidemment, de tels signes n’indiquent pas obligatoirement la présence d’un cancer de la peau.

Ce type d’auto-examen doit être répété régulièrement, en particulier chez les personnes à risque de développer un mélanome cutané, qui doivent l’effectuer tous les trimestres.

L’implication de tous les professionnels de santé

Si chacun peut surveiller régulièrement l’apparition de lésions cutanées suspectes, de nombreux acteurs de santé peuvent agir pour une détection précoce du mélanome cutané :

  • Le médecin généraliste ;
  • Un dermatologue ;
  • D’autres médecins spécialistes ;
  • L’infirmier ;
  • Le kinésithérapeute ;
  • Et plus largement, tout professionnel de santé amené à prendre en charge le patient.

Lorsqu’un professionnel de santé détecte une lésion mélanocytaire suspecte, le médecin généraliste oriente le patient vers un dermatologue, qui pourra confirmer ou non une suspicion de mélanome cutané. La lésion suspecte sera retirée et analysée par un laboratoire spécialisé.

La vigilance des professionnels de santé doit être particulièrement renforcée chez les personnes à risque de développer un mélanome cutané. La question de la prévention des cancers de la peau doit également être régulièrement abordée en consultation, notamment au niveau de l’exposition au soleil ou de l’utilisation des cabines de bronzage artificiel.

Chacun à son niveau, avec l’aide des professionnels de santé, peut concourir à détecter le plus tôt possible l’apparition d’un mélanome cutané. Une implication essentielle pour améliorer le pronostic de ce cancer, qui provoque le décès de près de 2 000 personnes chaque année en France.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

– Mélanome cutané : la détection précoce est essentielle. Haute Autorité de Santé. Consulté le 28 février 2019.
Estelle B.
Pharmacienne
Spécialiste de l'information médicale et de l'éducation thérapeutique du patient.
Passionnée par les domaines de la santé et de l'environnement marin.
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