Le rôle de la vitamine D dans le TDAH

Oct 3, 2017 par

La vitamine D est un élément indispensable à notre organisme. En plus de son rôle déjà connu dans la croissance osseuse, de nombreuses études émergent sur son potentiel lien avec le TDAH (Trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité). Tandis que beaucoup des résultats semblent encore limités, une équipe de chercheurs danois dévoile ses conclusions.

Développement du TDAH en lien avec le taux de vitamine D in utero

Vitamine D : définition, source et fonction

La vitamine D, connue depuis bien longtemps, est une substance organique vitale à notre organisme. En effet, l’apport en vitamine n’est permis que grâce à l’alimentation puisque le corps ne peut en assurer lui-même la production. La vitamine D fait cependant exception à la règle puisqu’elle possède une double origine. Elle est apportée par l’alimentation et synthétisée par l’organisme au niveau de la peau, sous l’action des rayons solaires (ou ultraviolets). La principale fonction de cette substance est l’augmentation de la capacité d’absorption du calcium et du phosphore au niveau de l’intestin.

A savoir ! Les scientifiques estiment que près des ¾ des besoins en vitamine D sont couverts par une exposition solaire.

La vitamine D est présente en quantité intéressante dans un nombre limité d’aliments. Les plus riches sont des produits de la mer, notamment les poissons (hareng, maquereau, sardine, anchois, truite, perche, saumon, etc.) mais aussi, les lardons.

L’importance de la vitamine D sur la croissance osseuse via l’absorption intestinale est admise depuis près d’un siècle par la communauté scientifique. En revanche, de récentes recherches ont permis de mettre en évidence un lien entre hypovitaminose D (carence en vitamine D) chez la mère et manifestations extra-squelettiques telles que le TDAH (Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité) chez l’enfant.

Lien entre vitamine D in utero et symptômes du TDAH

Dans le but de préciser le lien éventuel existant entre hypovitaminose D in utero et TDAH dans l’enfance, des chercheurs danois ont réalisé une étude sur près de 1 233 enfants pour lesquels ils avaient des échantillons de sang du cordon ombilical. L’ensemble des petits participants était âgé d’environ 3 ans en moyenne. Leurs parents ont tous renseigné des questionnaires (Child Behaviour Checklist) de dépistage du TDAH.

Finalement, après l’exploitation des données recueillies, les chercheurs ont pu observer une association inverse entre le taux de vitamine D dans le cordon et l’intensité des symptômes de TDAH des jeunes enfants. En effet, lorsque les taux dépassaient 25 nano-moles par litre, les scores aux échelles d’évaluation du TDAH étaient plus faibles, c’est-à-dire les symptômes moins importants. En revanche, lorsque les taux de vitamine D étaient inférieurs à 25 nano-moles par litre, les scores augmentaient se traduisant par des troubles plus sévères.

Les auteurs ont également observé que pour une augmentation de 10 nano-moles de vitamine par litre de sang ombilical, le risque de TDAH diminuait de 11%.

Les chercheurs affirment que cette association « inverse » qui lie vitamine D et risque de TDAH, suggère un effet protecteur in utero de la vitamine D contre le développement futur d’un TDAH. Ils concluent par une recommandation de supplémentation en vitamine D durant la grossesse.

Charline D., Pharmacien

– TDAH, peut-être une question de vitamine D. JIM. Le 25 septembre 2017.
– Vitamine D. ANSES. Le 14 avril 2016.
Charline D.
Pharmacienne.
Spécialiste dans le domaine des essais cliniques et passionnée de neurologie.
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