Pelvipéritonite : définition, symptômes et traitement

femme se tenant le bas ventre - pelvipéritoniteUne pelvipéritonite est une inflammation de la membrane recouvrant les organes localisés dans la cavité abdominale : le péritoine. Une inflammation du péritoine pelvien, ou pelvipéritonite, est une pathologie rare et généralement liée à une infection des trompes ou des ovaires.

Définition

péritoine

Qu’est-ce que le péritoine ?

Le péritoine est une membrane tapissant les parois internes de l’abdomen. Elle enveloppe ainsi tous les organes qui sont localisés dans l’abdomen, à savoir, l’estomac, l’intestin, le foie, la rate, l’utérus, etc. Le péritoine permet de maintenir les organes au sein de la cavité abdominale et de les protéger d’éventuelles infections.

Qu’est-ce qu’une pelvipéritonite ?

Une péritonite est une inflammation du péritoine majoritairement d’origine infectieuse. Lorsque celle-ci est d’origine utérine, elle résulte, le plus souvent, d’une complication provenant d’une autre pathologie affectant l’un des organes génitaux féminins. Une pelvipéritonite peut avoir diverses origines :

  • Une perforation utérine ;
  • Une rupture de pyosalpinx (infection sexuellement transmissible qui se traduit par la formation d’un abcès ou pyosalpinx dans l’une ou les deux trompes utérines). Lorsque l’abcès se rompt, les bactéries libérées induisent une infection généralisée de l’abdomen ;
  • La diffusion d’une endométrite (inflammation de l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’utérus) ou d’une salpingite (inflammation des trompes utérines) ;
  • Une intervention chirurgicale.

Symptômes

Une crise de pelvipéritonite se manifeste par d’importantes douleurs pelviennes associées à un état grippal (fièvre, frissons, maux de tête, douleurs musculaires) et des troubles intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée). Par ailleurs, le col de l’utérus peut être sensible lors des rapports sexuels ou d’examens médicaux. La douleur peut également irradier dans les cuisses et le bas du dos. Les menstruations peuvent aussi être perturbées et des sécrétions vaginales malodorantes et jaunâtres peuvent être présentes.

Diagnostic

Le diagnostic clinique (c’est-à-dire reposant sur la présence des symptômes) n’est pas toujours évident en raison des symptômes peu spécifiques de la pelvipéritonite. La difficulté est la confirmation de l’origine génitale de l’infection, encore moins évidente si la patiente n’a jamais subi d’appendicectomie. Au moindre doute, une exploration chirurgicale doit être réalisée.

À savoir ! D’autres examens complémentaires peuvent être demandés par le médecin afin de confirmer le diagnostic : des analyses sanguines, une biopsie abdominale, une échographie, un test de grossesse, un test pour les infections sexuellement transmissibles.

Traitement

La prise en charge d’une péritonite d’origine gynécologique est une urgence. Elle repose dans un premier temps sur le nettoyage chirurgical des organes concernés par l’infection. Ensuite, la cause de la pelvipéritonite doit être traitée pour éviter toute récidive. Généralement, le traitement repose sur une antibiothérapie (généralement au moins 2 antibiotiques). Le traitement doit être débuté le plus rapidement possible.

À savoir ! Une hospitalisation peut parfois être nécessaire, notamment en cas de symptômes sévères, de grossesse ou d’absence de réponse au traitement.

Prévention

La seule prévention possible concerne les infections sexuellement transmissibles (IST). En effet, les IST et leurs complications sont évitables. Pour cela, il suffit d’adopter une protection efficace en cas de relation sexuelle : le préservatif. La non utilisation d’un préservatif est possible dans le cadre d’une relation monogame sans relation extra-conjugale et en cas de tests négatifs pour les IST, pour les deux partenaires. En cas de partenaires multiples, un dépistage fréquent et un traitement précoce de toute IST est recommandés.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Item 88 : infections génitales de la femme. Université médicale virtuelle francophone. Consulté le 25 mars 2019.
– Pelvipéritonite. Larousse. Consulté le 25 mars 2019.