Du sélénium contre le cancer du sein !

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Rédigé par Estelle B. et publié le 14 novembre 2017

Oligoélément peu connu du grand public, le sélénium possède des propriétés à la fois anti-inflammatoires et anti-oxydantes, à l’origine de ses nombreux effets positifs pour l’organisme. Une récente étude suggère son action contre le cancer du sein. Le taux sanguin de sélénium au moment du diagnostic influencerait le taux de survie des femmes à 5 ans.

cancer-sein-selenium

Les sources de sélénium

Les besoins en sélénium de l’organisme sont le plus souvent assurés par l’alimentation. D’une manière générale, cet oligo-élément est présent dans les aliments riches en protéines et dans certains légumes.

Les principales sources alimentaires en sélénium sont ainsi les suivantes :

  • Les viandes surtout rouges et dans une moindre mesure les viandes blanches ;
  • Les abats (foie, rognons, …) ;
  • Les poissons particulièrement les poissons gras (maquereau, thon, sardine, …) ;
  • Les fruits de mer (huîtres, moules) ;
  • Les œufs ;
  • Les fruits et les légumes (champignons, tomates, choux, oignons, ail, …) ;
  • Les céréales complètes telles que l’orge.

Il est retrouvé en moindre quantité dans les produits laitiers et les eaux minérales.

Le sélénium entre également dans la composition de certains compléments alimentaires à visée anti-oxydante. Il peut être présent seul ou associé à des vitamines, telles que les vitamines A, C et E, avec lesquelles il agit en synergie.

A savoir ! Le sélénium intervient directement sur la synthèse et l’activité de certaines enzymes essentielles dans la lutte contre les radicaux libres. Ce mécanisme est à la base de son pouvoir antioxydant.

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Sélénium et cancer du sein

Doté d’un fort pouvoir antioxydant, le sélénium exerce différentes actions sur l’organisme :

  • Il stimule l’immunité ;
  • Il réduit le risque des maladies cardiovasculaires et de certains cancers, en particulier le cancer du poumon ou de la prostate ;
  • Il agit positivement sur les rhumatismes et l’arthrose ;
  • Il participe à la préservation de la vision ;
  • Il contribue au bon fonctionnement du foie ;
  • Il exerce des effets positifs sur les phanères (cheveux, ongles) et la peau ;
  • Il diminue la fréquence des troubles de l’humeur (anxiété, dépression) et favorise la mémorisation et la concentration ;
  • Il favorise la fertilité masculine.

Pourrait-il également agir sur le cancer du sein ?

Pour répondre à cette question, une étude a été menée sur 546 femmes polonaises suivies sur une durée moyenne de 3,8 années entre 2008 et 2015. Leur taux de sélénium sanguin a été dosé après le diagnostic du cancer du sein mais avant la mise en place du traitement anti-cancéreux.

Les résultats indiquent que les femmes ayant des taux plus élevés de sélénium (supérieurs à 64,4 µg/l) au moment du diagnostic ont une mortalité à 5 ans plus faible que les femmes ayant les taux de sélénium inférieurs à 64,4 µg/l. Ainsi, les femmes ayant les taux de sélénium les plus faibles avaient un risque de mortalité 2,5 fois plus élevé que les femmes ayant les taux de sélénium les plus élevés.

Les femmes ayant un taux de sélénium faible et des antécédents de tabagisme présentaient le risque de mortalité le plus élevé.

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Vers une supplémentation en cas de cancer du sein ?

D’après les résultats de l’étude, une supplémentation en sélénium pourrait être envisagée chez les patientes présentant de faibles taux de sélénium lors du diagnostic du cancer du sein. Les besoins quotidiens en sélénium varient de 20 à 200 µg selon l’âge, le sexe et l’activité physique. Mais attention, en excès il peut devenir toxique et les apports en sélénium doivent donc être étroitement surveillés.

Des études complémentaires sont désormais nécessaires pour évaluer l’impact d’une supplémentation en sélénium sur le devenir des femmes ayant un taux faible de sélénium lors de la découverte d’un cancer du sein.

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Estelle B. / Docteur en Pharmacie

– Serum selenium levels predict survival after breast cancer. Lubinski, J. and al. 2017. Breast Cancer Res Treatment. October 2017. Doi : 10.1007/s10549-017-4525-9.
  • LATRASSE says:

    Bonjour

    merci pour cette information cependant mon medecin homeopathe m’aura déconseillé le selenium
    precisons que j’ai 51 ans et vient d’etre traitée pour un cancer du sein

    j’ai refusé le tamoxifene car hautement toxique et reconnu cancerigene et ai preferer jouer la carte du changement de terrain en mangeant beaucoup de fruits et de legumes bio agrementés de the vert citron miel cannelle grenade et differents antioxydants

    qu’en ai t il de l’usage des graines de lin moulues quand on a eu le cancer du sein?

    Existe t il un aliment … une epice ou autre pouvant diminuer l effet des oestrogenes ces dernières etant le carburant de la cellule maligne ( cancer du sein homono dependant )

    merci de votre conseil et de votre bienveillance

    Reply
  • LATRASSE says:

    Bonjour

    merci pour cette information cependant mon medecin homeopathe m’aura déconseillé le selenium
    precisons que j’ai 51 ans et vient d’etre traitée pour un cancer du sein

    j’ai refusé le tamoxifene car hautement toxique et reconnu cancerigene et ai preferer jouer la carte du changement de terrain en mangeant beaucoup de fruits et de legumes bio agrementés de the vert citron miel cannelle grenade et differents antioxydants

    qu’en ai t il de l’usage des graines de lin moulues quand on a eu le cancer du sein?

    Existe t il un aliment … une epice ou autre pouvant diminuer l effet des oestrogenes ces dernières etant le carburant de la cellule maligne ( cancer du sein homono dependant )

    merci de votre conseil et de votre bienveillance

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