Piqûres de tiques : comment s’en protéger ?

Actualités Maladies parasitaires Santé au quotidien (maux quotidiens)

Rédigé par Estelle B. et publié le 2 mai 2022

L’arrivée des beaux jours signe également le retour en force des tiques ! Balades en forêt, jeux dans le jardin… autant de situations qui nous mettent en contact avec ce parasite. En Europe, la tique est le principal vecteur de maladies infectieuses. La maladie de Lyme est la plus connue d’entre elles. Pour apprécier les beaux jours et profiter au mieux de la campagne, Santé sur le Net vous partage les bons gestes à adopter.

une tique sur une feuille

Quelles sont les maladies liées aux tiques ?

Certaines espèces de tiques peuvent transmettre des virus, bactéries ou parasites aux animaux et aux Hommes. En cas d’infection, un halo rouge caractéristique apparait sur la peau dans les jours qui suivent la piqûre de la tique. Le plus souvent, ce halo apparaît autour de la piqûre et s’étend de façon circulaire. La maladie vectorielle à tiques la plus connue est la maladie de Lyme. Elle prend plusieurs formes et, en l’absence de traitement, elle peut provoquer plusieurs types d’atteintes :

  • Un érythème migrant, dans sa présentation la plus fréquente. Il se traduit par l’apparition d’une tâche rouge, ronde ou ovale, de plusieurs centimètres de diamètre, dans les 3 à 30 jours après la piqûre ;
  • Des formes disséminées, plus complexes, qui peuvent survenir de façon précoce (moins de 6 mois après la piqûre) ou tardive (au-delà de 6 mois voire des années après), et qui peuvent être associées à des atteintes articulaires, cardiaques, ophtalmologiques, cutanées et, plus rarement, neurologiques.

Mais, les tiques ne transmettent pas seulement la maladie de Lyme. En France, elles peuvent également transmettre :

  • D’autres maladies bactériennes, comme les rickettsioses à tiques (tâche noire sur la peau avec fièvre, maux de tête et douleurs musculaires), la tularémie (état grippal et ulcération au niveau de la piqûre) ou l’anaplasmose granulocytaire (douleurs articulaires et fièvre) ;
  • Une maladie parasitaire, la babésiose (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires) ;
  • Une maladie virale, la méningo-encéphalite à tiques (état grippal et troubles méningés), contre laquelle il existe un vaccin préventif.

Comment se protéger des tiques ?

Les piqûres de tiques sont souvent associées aux promenades en forêt, cependant, ce risque existe aussi dans les jardins. En effet, 25% des piqûres auraient lieu dans les jardins, selon l’application Signalement Tique développée par l’INRAE.

Dans un récent communiqué, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail préconise des mesures de prévention destinées aux personnes qui se promènent en forêt, séjournent dans une zone boisée ou végétalisée, ou randonnent :

  • Le port de vêtements longs et clairs pour mieux repérer les tiques ;
  • Le port de chaussures fermées ;
  • La protection de la tête et du cou, en particulier chez les enfants ;
  • L’utilisation de répulsifs cutanés adaptés. Il faut veiller à utiliser ceux présentant une autorisation de mise sur le marché et à respecter leurs conditions d’emploi ;
  • Eviter de marcher dans les herbes hautes, les buissons et branches basses en privilégiant les chemins balisés.

Avant les balades, d’autres gestes permettent aussi de limiter les risques

  • L’imprégnation des vêtements par des répulsifs spécifiques, notamment à base de perméthrine, qui conservent un effet pendant une durée de 6 semaines ;
  • Le traitement adapté des animaux de compagnie contre les tiques, afin d’en limiter la prolifération.

Après chaque promenade, il faut inspecter minutieusement chaque partie du corps pour repérer d’éventuelles tiques. Cet examen est à refaire le lendemain, car les tiques, gorgées de sang, sont alors plus visibles. Ce type d’inspection est essentielle chez les enfants, qui ne ressentent pas forcément les piqûres.

La conduite à tenir en cas de piqûre de tique

Si, malgré les mesures de prévention, une tique est découverte, elle doit être retirée de la peau le plus rapidement possible. L’extraction de la tique se fait à l’aide d’un tire-tique, en exerçant des mouvements alternés de rotation et de traction perpendiculairement à la peau, pour retirer la tique avec l’intégralité de sa tête. C’est seulement après le retrait de la tique qu’il est possible de désinfecter le site de piqûre.

A noter ! Les tire-tiques sont commercialisés notamment dans les pharmacies, les parapharmacies et les cliniques vétérinaires. Ils existent en deux tailles, selon la grosseur de la tique à retirer.

Après le retrait de la tique, il est capital de surveiller la zone de piqûre pour détecter l’apparition d’une lésion cutanée, mais aussi la survenue, dans les jours et les semaines suivants, de signes cliniques, tels que :

  • Des douleurs notamment articulaires ;
  • Une fièvre ;
  • Une fatigue ;
  • Des troubles neurologiques ;
  • Des troubles visuels.

Aucun traitement spécifique n’est recommandé si aucun symptôme ne survient suite à la piqûre de tique. Si des troubles apparaissent, un diagnostic précis chez un médecin est nécessaire pour instaurer le traitement adapté le plus rapidement possible.

Rédigé par Estelle B. et publié le 1 juillet 2019. Mis à jour par Alexia F., Docteure en Neurosciences le 02 mai 2022.

Sources
– En forêt ou dans le jardin, attention aux tiques. . anses.fr. Consulté le 02 mai 2022.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *