Vigilance cueillette de champignons : des intoxications en hausse

Actualités Conseils nutrition Santé au quotidien (maux quotidiens)

Rédigé par Julie P. et publié le 25 octobre 2019

Les intoxications aux champignons ont deux origines possibles : la consommation d’une espèce toxique, mais aussi la consommation d’un champignon contaminé par des bactéries, des pesticides ou des métaux lourds. Suite à l’augmentation des cas d’intoxications alimentaires liées à la cueillette de champignons sauvages, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) vient d’émettre un communiqué pour rappeler les bonnes pratiques de cette activité automnale. Focus sur les informations.

intoxication champignons

Un nombre d’intoxications aux champignons multiplié par deux

Le nombre de cas d’intoxications aux champignons et signalés dans les centres antipoison et de toxicovigilance a doublé dernièrement.

En effet, c’est à cette période que les conditions météorologiques, températures fraîches et atmosphère humide, sont propices à la croissance des champignons.

Entre juillet et mi-octobre, les centres antipoison ont enregistré un nombre de cas oscillant entre 5 à 60 par semaine. Les deux dernières semaines d’octobre, ce sont 249 cas d’intoxications, soit 125 par semaine, qui ont été enregistrés.

Globalement, l’ANSES rappelle que ces intoxications sont la conséquence d’une confusion avec des champignons comestibles. Par exemple, il est fréquent de prendre des amanites tue-mouches toxiques pour des oronges ou des faux-mousserons pour des mousserons d’automne (Clitocybe nebulosa) qui, eux, sont toxiques.

Lire aussiTrucs et astuces pour éviter l’intoxication aux champignons

 

Les 10 commandements du cueilleur de champignons

  • Je ramasse les champignons que je connais parfaitement ; (certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles, ne prenez pas votre chance si vous n’êtes pas à 100 % certain) ;
  • Si j’ai un petit doute, je fais vérifier mon champignon par un spécialiste en la matière (pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie régionales) ;
  • Je cueille seulement les spécimens en bon état et dans leur totalité (pied et chapeau) ;
  • Je ne prélève pas des champignons dans des endroits pollués (bords de routes, décharges, sites industriels) ;
  • Je trie mes champignons pour éviter le mélange de champignons vénéneux avec des champignons comestibles ;
  • Je ne mets pas les champignons dans un sac plastique (accélération du pourrissement) ;
  • Je me lave consciencieusement les mains après la récolte ;
  • Je conserve mes champignons, à part, dans le réfrigérateur et je les consomme, au plus tard, deux jours après la cueillette ;
  • Je prends en photo ma cueillette avant cuisson, car cela pourrait être utile au médecin si jamais je souffre de symptômes d’une intoxication alimentaire ;
  • Je cuis suffisamment mes champignons et j’en consomme une quantité raisonnable.

Si vous constatez, entre 2 à 12 heures après la consommation de champignons, l’apparition d’un ou plusieurs symptômes (diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.), contacter immédiatement le « 15 » ou le centre antipoison de votre région.

Lire aussiChampignons : éviter les intoxications avec le MOOC !

Julie P., Journaliste scientifique

– Une augmentation des intoxications liées à la consommation de champignons : restez vigilants ! ANSES. Consulté le 29 novembre 2018.
– Dordogne : trois cueilleurs de champignons hospitalisés après avoir mangé des amanites tue-mouches. A.Denéchère et H.Sagot. France Bleu. Consulté le 29 novembre 2018.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.