Bientôt Pâques ? Le chocolat, cet allié des fonctions cognitives

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Rédigé par Alexia F. et publié le 14 avril 2022

Pâques approche à grand pas ! Les cloches, les lapins et surtout… les chocolats seront de sortie. Il est estimé que les Français consomment en moyenne plus de 6 kg de chocolat par an. Aliment plébiscité, beaucoup d’informations circulent sur ses bienfaits ou ses méfaits. Une étude a notamment mis en évidence une amélioration des fonctions cognitives après une consommation prolongée de chocolat. Santé sur le Net vous explique.
chocolat fonctions cognitives

Chocolat : des effets faibles sur les fonctions cognitives après une consommation à court terme

Le chocolat est un aliment produit à partir de la fève de cacao. Il se compose d’un mélange de pâte de cacao, de beurre de cacao et de sucre. Epices ou matières grasses végétales peuvent y être ajoutées. La coutume d’offrir des chocolats moulés s’est développée au fil des siècles et est souvent associée à des festivités comme Pâques, Hanoucca, Noël ou la Saint-Valentin. Du point de vue de sa composition chimique, le chocolat contient :

  • Des glucides en lien avec le sucre de sa composition ;
  • Des lipides issus du beurre de cacao ;
  • Du théobromine qui donne son amertume ;
  • De la caféine ;
  • Des vitamines A, B12, D et E ;
  • Du phénlyéthylamine ;
  • Et des flavonoïdes présents en grande quantité et qui possèdent des propriétés antioxydantes.

Les fonctions cognitives regroupent l’ensemble des capacités orchestrées par le cerveau : la mémoire, le langage, la perception, la coordination, l’apprentissage, etc. Ces fonctions essentielles au quotidien pourraient être améliorées grâce à un aliment surprenant : le chocolat.

C’est ce qu’une étude italienne a tenté de mettre en avant. L’objectif de ces recherches reposait sur les effets potentiels d’un apport en flavonoïdes et le développement des performances cognitives. En d’autres termes, quelles seraient les fonctions cognitives influencées à la suite d’un apport en flavonoïdes, à court et moyen terme ?

Les résultats issus de cette étude ont démontré que les effets bénéfiques d’une consommation de flavonoïdes, sur le court terme, n’étaient pas si spectaculaires. Les constats les plus significatifs étaient relevés chez les femmes dont le sommeil était largement perturbé. En effet, une consommation de cacao à la suite d’une nuit sans sommeil permettrait d’améliorer les fonctions cognitives, particulièrement pour la réalisation de tâches précises. Ces résultats semblent prometteurs pour les personnes souffrant de troubles chroniques du sommeil ou encore dans le cadre d’un travail de nuit.

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Des effets notables après une consommation étalée sur plusieurs jours

Pour aller plus loin, les chercheurs se sont intéressés aux effets potentiels du chocolat, sur les fonctions cognitives à la suite d’une consommation sur le long terme. Ils ont pu mettre en avant que ces effets étaient dépendants des demandes cognitives (réalisation de tâches et d’activités demandant une mobilisation cognitive conséquente) de la personne ainsi que de l’âge. Pour cela, ils ont testé l’évolution des capacités cognitives chez des personnes adultes, dont la demande cognitive était conséquente.

Les effets positifs sur l’amélioration des performances cognitives n’ont été visibles qu’à l’issu d’une consommation en cacao sur le long terme (entre 5 jours et 3 mois). Et ce, avec une consommation quotidienne de chocolat. Les effets observés étaient : une amélioration de l’attention, du débit de parole, de la mémoire de travail ou encore de la rapidité d’exécution des tâches.

Un des auteurs de cette étude explique cela par les bénéfices prouvés des flavonoïdes sur le système cardio-vasculaire et sa capacité à accroître le volume sanguin au niveau de l’hippocampe (partie du cerveau impliquée dans de nombreuses fonctions cognitives). Ceci est d’autant plus intéressant au vu du déclin des capacités cognitives constaté avec l’âge.

Ils soulignent également que le chocolat noir est le plus riche en flavonoïdes. C’est pourquoi, il serait à privilégier.

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Dans certains cas, manger du chocolat peut présenter un risque

Pour conclure, les chercheurs affirment qu’un apport régulier en cacao est bénéfique pour améliorer les fonctions cognitives. Toutefois, des précautions nutritionnelles sont également à considérer. En effet, le chocolat est énergétique, grâce à sa composition en sucre et en matières grasses. Pour 100 grammes de chocolat, il faut compter 560 kcal. A titre de comparaison, 100g de pain apportent 250 kcal (en moyenne, chez un homme a besoin de 2 400 kcal/jour).

Outre les apports énergétiques du chocolat, il est à proscrire dans certains cas. Notamment, il est préférable d’être prudent sur la consommation de chocolat en cas de diabète. Par ailleurs, il est déconseillé de consommer du chocolat en cas de reflux gastro-œsophagien. En effet, le beurre de cacao favorise le relâchement du sphincter supérieur de l’estomac entraînant des remontées gastriques dans l’œsophage. Enfin, en cas de coliques hépatiques, le sucre et le gras contenus dans le chocolat peuvent aggraver les symptômes.

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Publié le 11 avril 2020 par Delphine W, Ergonome spécialisée en Santé au Travail. Mis à jour par Alexia F., Docteure en Neurosciences, le 4 avril 2022.

Sources
– Cocoa and chocolate are not just treats — they are good for your cognition. sciencedaily.com.
  • Pour. Vivre il faut manger..Pour manger il faut choisir…Pour choisir il faut savoir..il vaut mieux fermer les yeux pour se sentir heureux..parce que le risque est par tout.

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