La semaine santé en bref #85

Jul 15, 2020 par

Chaque semaine, Santé Sur le Net choisit pour vous 5 actualités santé, à ne pas rater :

Découvrez chaque semaine les 5 points santé !

1- Covid-19, point de situation

Partout en France, les autorités de santé publique appellent à la vigilance et au respect des gestes barrière pour limiter la transmission du virus. En Guyane, la situation épidémiologique est très préoccupante, avec une circulation active du virus. En métropole, les autorités sanitaires suivent de près l’évolution du nombre de clusters. L’apparition de tout symptôme, même bénin, doit amener à se faire dépister rapidement, pour bloquer les chaînes de contamination et limiter le nombre de nouveaux cas. La communauté médicale et l’OMS mettent en garde contre l’arrivée d’une seconde vague épidémique à la rentrée. A ce jour, près de 7 000 personnes sont hospitalisées pour une Covid-19, dont près de 500 en réanimation. Depuis le début de l’épidémie, plus de 30 000 personnes sont décédées de la maladie.

2 – Quelques explications sur la perte d’odorat au cours de l’infection par le Sars-Cov2

La perte d’odorat, l’anosmie, constitue l’un des symptômes les plus fréquemment décrits dans la Covid-19. Plusieurs études scientifiques avaient supposé que ce symptôme résultait d’une infection du nerf olfactif par le Sars-Cov2. Très récemment, des chercheurs français ont démontré sur un modèle animal que le virus n’infectait en réalité pas le nerf olfactif, mais des cellules de la muqueuse nasale. Cette découverte est importante pour comprendre l’anosmie et les complications neurologiques de la Covid-19. Selon les chercheurs, 14 jours après le début de l’infection, la moitié de la muqueuse nasale pourrait récupérer ses fonctionnalités, grâce au potentiel de régénération des cellules pluripotentes qui la composent.

3 – Une école ouverte à tous les enfants en situation de handicap

Le Ministère de l’Education Nationale a publié le 10 juillet la circulaire pour la rentrée 2020. Parmi les priorités de la prochaine rentrée scolaire, figure en bonne place l’accès garanti à une solution adaptée pour tous les élèves en situation de handicap. Pour parvenir à cet objectif, des moyens humains et financiers seront mis en place dès le mois de septembre. L’objectif est d’aboutir à un projet d’école inclusive, qui permette de personnaliser le parcours scolaire de chaque enfant, en fonction de ses difficultés éventuelles. Dès la rentrée, sera également mis en place un numéro vert, national et unique (0805 805 110), destiné à écouter, informer et accompagner toutes les familles concernées.

4 – Des intoxications suite au détournement d’usage du protoxyde d’azote

L’ANSES et l’ANSM viennent de publier les derniers chiffres sur le détournement d’usage du protoxyde d’azote. Ce gaz à usage médical, utilisé pour ses propriétés analgésiques, peut également être acheté librement dans le commerce ou sur internet. Considéré alors comme un gaz hilarant et euphorisant, il peut provoquer des atteintes neurologiques et neuromusculaires sévères, surtout s’il est associé à d’autres substances psychoactives. Il provoque également des symptômes cardiaques et psychiatriques. Les données collectées sur les trois dernières années révèlent une augmentation du nombre de cas d’intoxications, en particulier chez les jeunes. En 2019, plus de 40 cas sévères ont ainsi été recensés. La prévention de tels comportements, par une information adaptée dans le cadre de la campagne « un été sans souci », est capitale pour réduire les détournements d’usage et donc les cas d’intoxications.

5 – 16 juillet, journée mondiale des serpents

Le 16 juillet est marqué par la journée mondiale des serpents. Le printemps et l’été constituent les deux saisons les plus à risque pour les morsures de serpents et chaque année plusieurs centaines de cas de morsure sont recensés en France, dont certaines gravissimes. Les morsures sèches, sans injection de venins, n’entraînent que des symptômes locaux, tandis que les morsures avec injection de venin peuvent provoquer des symptômes importants voire graves, selon la dose de venin dans l’organisme. Dans tous les cas, toute morsure de serpent doit faire l’objet d’une prise en charge par les services de secours, pour mettre en place le traitement adapté au type de morsure et aux symptômes de la personne touchée.

Rendez-vous la semaine prochaine, pour les prochaines actualités du monde de la santé !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Estelle B.
Pharmacienne
Spécialiste de l'information médicale et de l'éducation thérapeutique du patient.
Passionnée par les domaines de la santé et de l'environnement marin.
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