La semaine santé en bref #82

Actualités Allergie Cancer Coronavirus (COVID-19) Innovations Maladies infectieuses Maladies virales Pneumologie Santé au quotidien (maux quotidiens) Santé en voyages Semaine santé en bref

Rédigé par Estelle B. et publié le 24 juin 2020

Chaque semaine, Santé Sur le Net choisit pour vous 5 actualités santé, à ne pas rater :

brèves santé

1. COVID-19et santé point de situation

En France métropolitaine, le virus SARS-CoV-2 continue de circuler, comme en témoigne l’augmentation du nombre total de clusters (environ 253 recensés depuis le début du déconfinement). Les gestes barrières et le respect des distances physiques sont essentiels pour limiter la propagation du virus. Un peu moins de 10 000 personnes restent aujourd’hui hospitalisées pour une Covid-19. La situation reste surtout alarmante en Guyane et à Mayotte, où le virus circule rapidement. Des évacuations sanitaires de patients sont programmées dans les prochains jours pour soulager les services de réanimation de ces DOM-TOM.

Lire aussiQuelle immunité après une forme légère de la COVID-19 ?

2. Tout le monde peut participer à la surveillance du moustique tigre

Le moustique tigre est présent en France depuis 2004, une présence qui touche cette année près de 60 départements métropolitains. Vecteur de maladies graves, comme la dengue, le chikungunya et le Zika, cette espèce de moustique doit être particulièrement surveillée. Pour aider les autorités de santé publique dans cette démarche, chaque Français peut signaler la présence du moustique sur le site internet dédié : signalement-moustique.anses.fr. Pour le signaler, il faut pouvoir le prendre en photo ou envoyer le moustique capturé au centre de démoustication le plus proche de son domicile. Cette démarche collective est très utile pour suivre de près la répartition du moustique et prendre les mesures d’éradication nécessaires.

Lire aussiQuelle prévention efficace contre les moustiques ?

3. 22 juin : Journée nationale de réflexion sur le don d’organe et la greffe

Le 22 juin est marqué par la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe. En France, tous les citoyens sont considérés par la réglementation comme des donneurs potentiels, sauf s’ils ont manifesté leur refus auprès des organismes chargés de la coordination des greffes (l’agence de biomédecine) ou auprès de leurs proches. Il est donc capital d’aborder un tel sujet avec ses proches, pour que chacun connaisse la position de tous. Ceux qui le souhaitent peuvent s’inscrire sur le registre national des refus. Pour les proches, qui doivent dans l’urgence et la souffrance prendre une décision difficile, connaître la position du défunt est essentiel. Etre pour ou contre le don d’organes est un choix qui engage chaque citoyen mais aussi ses proches.

Lire aussiLe cochon, une source intarissable pour le don d’organes ?

4. Les journées de lutte contre les ambroisies

Le Ministère des Solidarités et de la Santé et l’Observatoire des Ambroisies rappellent à la population les conséquences néfastes sur la santé des ambroisies, des plantes envahissantes et à l’origine d’allergies. Du 15 au 30 juin 2020, se déroulent les journées de lutte contre les ambroisies. Cette année, en raison de l’épidémie de la Covid-19, les collectivités et autres acteurs de la lutte ont privilégié les webinaires et les formations en ligne. A partir du mois de juillet, les ambroisies émettent des pollens très allergisants, provoquant des rhinites, des conjonctivites, de l’urticaire, de l’eczéma ou de l’asthme. Pour connaître tous les événements liés cette année à la lutte contre les ambroisies, il est possible de consulter le site ambroisie.info.

Lire aussiPlantes et médicaments : des liaisons parfois dangereuses !

5. Santé : Acétate de nomégestrol et risque de méningiome

Une récente étude épidémiologique confirme un lien entre la prise d’acétate de nomégestrol et d’acétate de chlormadinone (un médicament prescrit dans le traitement des troubles hormonaux chez les femmes) et une augmentation du risque de méningiome (un type de tumeur cérébrale). L’augmentation du risque est liée à la durée du traitement, à l’âge de la patiente et à la posologie prescrite. Face à ces résultats, l’ANSM émet plusieurs recommandations préliminaires : informer les femmes du risque de méningiome, évaluer la pertinence des traitements, limiter leur durée, ne pas utiliser ces médicaments en cas de méningiome ou d’antécédents de méningiome et réaliser une IRM cérébrale en cas de symptômes évocateurs d’un méningiome ou de traitement prolongé.

Lire aussiDiagnostic des tumeurs cérébrales : une Intelligence Artificielle plus performante que les médecins !

Rendez-vous la semaine prochaine, pour les prochaines actualités du monde de la santé !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.