L’AVC frappe aussi les enfants !

Actualités Cardiologie Neuro / Psy (enfant)

Rédigé par Estelle B. et publié le 5 juillet 2018

En France, un accident vasculaire cérébral (AVC) se produit toutes les 4 minutes. Malgré les idées reçues, cet accident cardiovasculaire ne frappe pas que les personnes âgées, mais aussi les adultes plus ou moins jeunes, et même les enfants. La prise en charge d’un AVC chez l’adulte est une urgence médicale, car chaque minute est comptée pour limiter les conséquences parfois irréversibles de cet accident. Cette prise en charge est-elle différente chez l’enfant ? Une question abordée lors d’un congrès dédiée aux urgences, qui s’est tenu à Paris en juin 2018.

avc pédiatrique

Des AVC aussi chez les enfants

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est malheureusement un accident cardiovasculaire relativement fréquent chez l’adulte. Les experts ont formulé un certain nombre de recommandations pour le diagnostic et la prise en charge de ce type d’accident. Mais lorsque cet accident survient chez un enfant, quelles sont les spécificités de la pathologie et quelles sont les modalités de prise en charge ?

Lors d’un congrès parisien dédié aux urgences, un médecin de l’hôpital Necker Enfants Malades a abordé ces deux questions importantes, car un tel accident est rarement suspecté d’emblée chez un enfant. Pourtant, l’AVC pédiatrique représente tout de même entre 500 et 1 000 cas chaque année en France (à rapporter aux 150 000 cas annuels chez l’adulte). Ainsi, la survenue d’un AVC chez l’enfant est aussi fréquente que la découverte d’une tumeur cérébrale.

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Les spécificités de l’AVC pédiatrique

L’AVC chez l’enfant présente, par rapport à ce type d’accident chez l’adulte, des particularités :

  • Des séquelles importantes à la fois sur le plan moteur et cognitif, qui peuvent se manifester tardivement. Ainsi, des troubles cognitifs peuvent survenir plusieurs années après l’AVC et se traduire notamment par des troubles de l’apprentissage.
  • Une origine ischémique aussi fréquente que les causes hémorragiques, à la différence des adultes où l’ischémie est responsable de plus de 85 % des cas. Chez l’enfant, la survenue d’un AVC peut avoir des causes très variées, même si la majorité des cas est liée à une maladie au niveau des artères cérébrales (artériopathie cérébrale).
  • Un accident frappant fréquemment des enfants en bonne santé, sans maladie chronique associée, comme une drépanocytose ou une malformation cardiaque. De nombreux AVC pédiatriques touchant des enfants âgés de 1 à 5 ans résultent d’une artériopathie consécutive à une infection virale, dans les semaines ou les mois qui ont précédé.

L’AVC se manifeste chez l’enfant par des symptômes similaires à ceux de l’adulte, avec une hémiplégie de survenue brutale, avec plus ou moins d’aphasie (trouble du langage). En revanche, chez l’enfant, les crises épileptiques associées à l’accident sont fréquentes (30 % des cas), en particulier chez les enfants les plus jeunes.

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Une prise en charge au cas par cas

La prise en charge de l’AVC chez l’enfant est organisée au niveau régional, depuis 2012. Pour poser le diagnostic d’un AVC pédiatrique, les médecins s’appuient sur une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), qui peut être pratiquée en urgence, sans anesthésie générale. Cet examen est incontournable pour confirmer le diagnostic, car une hémiplégie chez l’enfant ne traduit un AVC que dans 20 % des cas.

Le diagnostic de l’accident vasculaire cérébral posé, un traitement adapté peut être instauré, notamment :

  • Une thrombolyse (désagrégation d’un caillot sanguin), qui doit être prescrite au cas par cas, en fonction des symptômes de l’enfant.
  • Une fibrinolyse (autre technique de destruction des caillots sanguins), non recommandée chez l’enfant, mais qui peut être utilisée chez certains enfants dans des contextes particuliers.

Dans tous les cas, l’enfant doit être hospitalisé dans un service de réanimation pendant les 48 premières heures, avec un suivi constant de tous les paramètres vitaux de l’enfant, mais aussi de la glycémie.

Pour évaluer l’efficacité de la prise en charge actuelle de l’AVC pédiatrique, une étude nationale rétrospective a récemment été lancée. Cette étude, baptisée Kid-Clot, devrait permettre d’améliorer le traitement et le suivi des enfants frappés par un accident vasculaire cérébral.

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Estelle B., Docteur en Pharmacie

– Urgences neurologiques en pédiatrie: l’AVC. Kossorotoff, M. Congrès Urgences, Paris. 13 juin 2018.
  • Tsoyi Latine Alain christian says:

    Bonsoir,
    Je suis un jeune âgé de 23 ans, j’ai fait 3crises selon les cas suivants: la 1er s’est manifesté vers 1h du matin ( incapacité à respirer, douleur aiguë à la poitrine du côté gauche avec persistance au moindre mouvement ) le matin j’avais le bras gauche et la mâchoire gauche partiellement paralysé. Le lendemain dans la nuit j’ai refais la même crise avec cette fois avec une du bras gauche et de la jambe gauche. Chance pour moi car je n’était pas seule. Les deux crises sont survenu au couché. La troisième est survenu un mois après, au retour du boulot. J’ai marché à pied au moins sur 1 km et lorsque je suis arrivé à la maison, j’étais essoufflé, et j’ai commencé à manquer d’air et les forces ont commencé à me lâché petit jusqu’à me retrouvé avec le côté gauche complètement mort. Et après la séance de réanimation immédiate initiée par mon oncles, le la demain je marchais à peine et j’avais une bosse qui se formait au niveau de la poitrine du côté gauche à l’effort plus une difficulté à monté les pentes. De quoi je soufre ? Les médecins ont un avis divergent ici.

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    • L'équipe Santé sur le Net says:

      Seuls les médecins qui connaissent précisément votre dossier médical et vos antécédents peuvent vous répondre. Parfois, il est difficile de poser un seul et unique diagnostic.

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  • Promesse shamavu says:

    Bonjour, j’ai un petit frère qui a connu un accident de moto en 2018 alors qu’il n’avait encore que 3 ans et il prononçait bien les mots. Mais hélas, après cet accident il ne parle plus, même pas bonjour… Alors orientez moi pour qu’il se retrouve aussi parmi les personnes qui parlent le mieux.

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    • L'équipe Santé sur le Net says:

      Bonjour,
      Nous vous conseillons de vous adresser à un pédiatre.
      Nous vous souhaitons bon courage à vous ainsi qu’à votre frère.
      L’équipe Santé sur le Net

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