Hystérosalpingographie

Préparation, précautions et déroulement de l’examen

Préparation et précautions

Pendant les 2 jours qui précèdent l’examen, la patiente doit procéder à une désinfection vaginale par l’insertion d’un ovule chaque jour. La veille et le jour de l’examen, des antispasmodiques (pour limiter les risques de spasmes de l’utérus pendant l’injection) et un calmant peuvent être prescrits à la patiente. Dans certains cas, un antibiotique à prendre avant et après l’examen peut être prescrit.

À savoir ! Afin d’éviter les petits malaises liés à l’angoisse de l’examen, il est conseillé de ne pas venir à jeun.

Il existe quelques contre-indications à l’hystérosalpingographie :

  • La grossesse ;
  • La présence d’une infection évolutive au niveau génital et pelvien (risque d’aggraver l’infection) ;
  • Une intolérance aux produits de contraste iodés ;
  • La présence d’hémorragies utérines (risque d’obtenir des images inexploitables) ;
  • Un lavement récent (risque d’obtenir des images inexploitables).

À savoir !Lorsqu’une allergie à l’iode existe, elle doit être signalée au personnel. L’examen peut être réalisé, mais impose une prémédication.

Déroulement de l’examen

Examen médical L’examen est réalisé dans un cabinet de radiographie. Il doit avoir lieu entre le 8ème et le 12ème jour qui suit les règles. La vessie doit être vide. L’examen dure entre 25 et 30 minutes en présence d’un médecin radiologue et d’un manipulateur en radiologie.

Lorsque la patiente arrive dans la salle de radiologie, elle prend position sur la table gynécologique d’examen en position gynécologique (genoux pliés et écartés avec les pieds dans les étriers). Le médecin place ensuite un spéculum afin de rendre visible le col de l’utérus, et y installe la canule d’hystérosalpingographie via laquelle le produit de contraste iodé est injecté. Ce dernier permet de rendre visible à la radiographie les éléments d’intérêt, à savoir, l’utérus et les trompes de Fallope.

Six clichés radiographiques sont ensuite réalisés : trois de face, un de profil, un cliché interne du col de l’utérus après retrait de la canule, et un dernier dit « tardif » puisqu’il est réalisé entre 15 et 20 minutes après l’évacuation du produit de contraste.

L’hystérosalpingographie peut s’avérer douloureuse chez certaines patientes. A noter que la douleur ressentie lors de l’examen diffère beaucoup d’une femme à une autre, et dépend beaucoup de l’état de stress de la patiente. Les heures qui suivent l’examen peuvent donner lieu à des douleurs au niveau du bas-ventre avec de la fièvre. C’est une réaction locale au produit de contraste qui s’estompe rapidement. Parfois, la patiente peut ressentir plusieurs symptômes en lien avec une allergie à l’iode : démangeaisons, urticaire). Les risques de choc anaphylactique restent exceptionnels. Une prémédication à base de corticoïdes et d’antihistaminiques permet de prévenir ces réactions chez une personne allergique.

Enfin, des pertes sanguines peuvent faire suite à l’examen. Il est donc préférable de penser à emporter une protection.