Coronavirus

avril 2020 par

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Les coronavirus sont une famille regroupant beaucoup de virus pouvant provoquer diverses maladies chez l’homme, de la plus bénigne à la plus dramatique. Depuis fin 2019, un nouveau coronavirus a été identifié en Chine : le SARS-CoV-2. Comme le reste des coronavirus, il est majoritairement responsable de rhumes ou d’états grippaux. Chez certains individus, l’infection est même asymptomatique (aucun symptôme). Cependant, chez d’autres, la pathologie est beaucoup plus sévère et engendre des complications respiratoires, parfois fatales. De nombreuses recherches sont actuellement en cours dans plusieurs pays pour trouver un ou des médicaments capables d’enrayer l’infection. Ces recherches ont déjà permis d’aboutir à plusieurs vaccins, administrés à grande échelle à travers le monde.

Définition

Qu’est-ce que les coronavirus ? familles-des-coronavirus

Les coronavirus sont des virus appartenant à la famille des Coronaviridae, responsables d’infections digestives et respiratoires chez l’Homme et l’animal. Le virus tire son nom du fait de son apparence : il est entouré d’une capsule de protéines en forme de couronne.

Ce type de virus est facilement transmissible d’un individu à un autre par voie aérienne, au contact des sécrétions ou d’objets souillés. La période d’incubation précédant les symptômes dure entre 3 et 6 jours. Les traitements, lorsqu’ils sont nécessaires, sont symptomatiques.

A noter ! Les infections à coronavirus sont peu diagnostiquées en raison de leur caractère majoritairement bénin et de leur guérison spontanée. En effet, les coronavirus sont très répandus, et engendrent généralement des symptômes bénins (rhumes et syndromes grippaux) chez l’Homme, cependant trois types de coronavirus ont été à l’origine de graves épidémies : le SRAS-CoV responsable d’une épidémie mondiale entre novembre 2002 et juillet 2003, le Mers-Cov identifié en 2012 au Moyen-Orient et très récemment le SRAS-CoV-2.

  • Le SRAS-Cov

Lors de l’épidémie de SRAS-CoV, le premier coronavirus a entraîné une maladie grave chez l’Homme, plus de 8 000 cas ont été recensés dans 30 pays dont 774 décès, soit une mortalité d’environ 10%. Cette épidémie est partie de plusieurs cas dans la province du Guangdong en Chine en lien avec la consommation de viande de civette infectée. A cause des déplacements de personnes infectées, l’infection s’est ensuite propagée au Vietnam, à Singapour, au Canada, aux Philippines, au Royaume-Unis et aux Etats-Unis. La transmission était aérienne par des gouttelettes respiratoires ou des contacts directs avec des sécrétions ou des objets contaminés.

Cette épidémie a pu être contrôlée grâce :

  • Au déclenchement d’une alerte mondiale par l’OMS ;
  • L’arrêt de la consommation de civettes en Chine ;
  • La détection précoce des cas suspects ;
  • L’isolement des malades dès les premiers symptômes ;
  • La prise en charge des personnes ayant été en contact avec les patients ;
  • La protection des soignants.

En France, tous les cas suspects devaient être signalés et placés en isolement strict. Les individus ayant été en contact avec les patients étaient mis en quarantaine pendant 10 jours à leur domicile, et bénéficiaient d’un suivi régulier.

437 cas suspects avaient été signalés, et 77 personnes ayant été en contact avaient été suivies. Finalement, 7 cas probables avaient été recensés dont 1 décès.

  • Le MERS-CoV

Les premiers cas d’infection à MERS-CoV datent de 2012 en Arabie Saoudite. Le virus continue à se transmettre encore actuellement. A ce jour, 1 589 cas ont été comptabilisés dont 567 décès, soit une mortalité d’environ 30%, dans 26 pays. Ce virus aurait été transmis à l’Homme par le dromadaire (via des sécrétions). La transmission interhumaine a lieu par voie aérienne, via les gouttelettes en suspension dans l’air. Cependant, le MERS-CoV est faiblement transmissible. Le virus s’attaque plus sévèrement aux personnes immunodéprimés ou souffrant de pathologies chroniques (par exemple un diabète ou une infection pulmonaire chronique)

L’OMS surveille toujours la diffusion de ce virus en recensant les nouveaux cas. Des mesures préventives ont été adoptées : port d’un masque, d’une blouse et un lavage rigoureux des mains pour les soigneurs des dromadaires, l’isolement des cas suspects.

En France, 2 cas ont été diagnostiqués en 2013 et ont été isolés au CHU de Lille.

  • Le SRAS-CoV-2

L’animal à l’origine de la transmission à l’Homme n’est pas encore identifié avec certitude à ce jour. D’ailleurs, certains experts remettent en question l’hypothèse d’un réservoir animal. Plusieurs publications impliquent le pangolin, un petit mammifère consommé en Chine, la chauve-souris a également été évoquée, avant d’être exclue.

La durée d’incubation est comprise entre 2 et 12 jours. Tout comme les autres coronavirus, l’installation de la maladie est progressive. A la différence des autres coronavirus, le SARS-CoV-2 est extrêmement contagieux.  Au 14 avril 2021, on dénombre dans le monde près de 140 millions de cas dont près de 3 millions de morts. En France, le SARS-CoV-2 a infecté plus de 5 millions de personnes et conduit à plus de 99 000 décès.

Comme tous les virus, le SARS-CoV-2 peut muter, mais le taux de mutation observé semble significativement supérieur aux autres coronavirus. A ce jour, plusieurs milliers de variants ont été identifiés, dont trois sont placés sous haute surveillance : les variants anglais, sud-africain et brésilien. Ces nouvelles versions du virus sont caractérisées par une capacité accrue de transmission (de 50 à 70% supérieure aux SARS-Cov-2 « classiques ») et une charge virale salivaire plus élevée sans induire des formes plus sévères de Covid-19. Une étude, réalisée les 07 et 08 janvier 2021, montre que le variant anglais représente déjà 3.3 % des cas détectés en France. A la mi-avril 2021, il représente environ 80 % des nouvelles contaminations. Si pendant un moment, les épidémiologistes ont suspecté une plus forte gravité de l’infection avec les variants, cette hypothèse semble écarter par les dernières études scientifiques. De même, il semblerait que l’âge moyen des patients en réanimation diminue, sans que les spécialistes soient à ce jour capables de déterminer si cette tendance est liée aux variants ou à la campagne de vaccination.

Charline D.
Pharmacienne.
Spécialiste dans le domaine des essais cliniques et passionnée de neurologie.
Aime le sport et la mode.
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