Football : quelles sont les blessures les plus courantes ?

Jun 22, 2018 par

Tacles, chocs entre joueurs, entraînements intensifs, compétitions répétées… les footballeurs professionnels s’exposent à des risques de blessures plus ou moins graves. On estime que sur 1000 heures de jeu, le risque de se blesser oscille entre 10 % et 35 %. Zoom sur les accidents traumatiques les plus courants dans le monde du football.

Footballeur blessé sur le terrain

Blessures : cheville et genou au premier plan

La pathologie la plus retrouvée chez les joueurs professionnels de football est l’entorse de la cheville qui touche le ligament externe.

À savoir ! Une entorse est un étirement (foulure ou entorse bénigne) ou une rupture (entorse grave) d’un ligament. Un ligament est une structure fibreuse reliant deux parties osseuses formant une articulation. La cheville est stabilisée par un ligament externe constitué de 3 faisceaux.

En effet, les chevilles sont très sollicitées pendant les entraînements ou les matchs.

En général, c’est un faux mouvement latéral qui cause la torsion de cette articulation de la cheville. Ce faux mouvement peut être consécutif à un changement de direction, à un dérapage ou encore un pied mal retombé sur le sol ou sur le ballon. Si le choc est assez violent, comme lors d’un tacle mal contrôlé, une fracture de la cheville peut survenir.

Tout l’enjeu pour le joueur est ici de bien traiter son entorse, car elle peut devenir source d’arthrose ou de douleurs chroniques.

Le remède ? Immobiliser la cheville (attelle, ou botte plâtrée), pendant 3 semaines 6 semaines en fonction de la gravité de l’entorse. Le retour à une activité normale se fait dans les trois mois à venir. Si c’est une fracture, une opération chirurgicale peut être nécessaire et l’immobilisation et la rééducation prendront plus de trois mois.

À savoir ! Sur le terrain, les équipes médicales exécutent toujours la même consigne de premier secours lorsqu’un joueur se blesse. C’est le “GREC” pour : Glace, Repos, Elévation, Contention.

Autre partie du corps très sensible : le genou.

Illustration d'un genou droit vu de face et de ses ligaments

Le genou est atteint lorsqu’il subit un mouvement de torsion anormal.

Le joueur est confronté à un risque de survenue de différentes blessures au niveau de cette articulation comme :

  • La déchirure partielle ou complète du ménisque (petit cartilage situé entre le fémur et le tibia) ;
  • Des lésions ligamentaires (entorse bénigne ou grave) au niveau des 4 ligaments ;
  • La rupture ligamentaire du pivot central avec déchirure souvent du ligament croisé antérieur (arrêt de 2 mois à une année).

À savoir ! Le pivot central du genou décrit l’ensemble des ligaments croisés antérieur et postérieur du genou réalisant l’élément ligamentaire participant à la stabilisation du genou.

Une rupture du ligament croisé antérieur du genou chez un sportif de haut niveau peut briser une carrière professionnelle en fonction de la durée de l’immobilisation et la récupération partielle des sensations.

Accidents musculaires et quelques mots sur la pubalgie

Plus courants et moins invalidants, les joueurs doivent également surmonter tout un ensemble
d’accidents musculaires.

On distingue :

  • La crampe consistant en une contraction intense, brutale et douloureuse ;
  • Les courbatures apparaissant le lendemain d’un effort physique ;
  • La contracture qui est une douleur musculaire ne disparaissant pas spontanément après le repos ;
  • Le claquage qui est une déchirure musculaire (arrêt de 10 jours à 3 mois).

Enfin, autre blessure qui revient souvent chez les footballeurs : la pubalgie (affection douloureuse de l’articulation du pubis et des muscles ou tendons avoisinants le pubis).

Les frappes violentes (tirs au but) et les appuis répétés avec le sol favorisent cette lésion.

Le pubis est une articulation qui fait la jonction antérieure des deux os du bassin. Sur la portion basse du pubis s’accrochent les muscles adducteurs qui partent vers le bas tandis que sur la portion haute du pubis, ce sont les abdominaux qui s’insèrent. Un déséquilibre entre ces forces musculaires peut créer des cisaillements et des microtraumatismes.

Globalement, la pubalgie est une blessure complexe (il existe 4 formes cliniques) associant des lésions des adducteurs, des abdominaux et de l’articulation du pubis.

Selon la gravité des lésions, le footballeur s’absentera des terrains de quelques jours à plusieurs mois pour prendre en charge sa pubalgie (traitements anti-inflammatoires, antalgiques et physiothérapie pour rééquilibrer la musculature).

Mais, si la douleur persiste après 3 à 6 mois d’arrêt sportif et de rééducation, il est nécessaire de procéder à une opération chirurgicale.

Pour prévenir la survenue de toutes ces blessures musculaires osseuses, un seul conseil est prodigué à tous les professionnels du ballon rond : un entraînement physique complet et adapté.

Et peut-être aussi, une bonne étoile au-dessus de sa tête à défaut de l’avoir sur le maillot !

Julie P., Journaliste scientifique

– Quelques Blessures Célèbres en Football. IRBMS. Consulté le 19 juin 2018.
– La pubalgie et les douleurs des adducteurs ? SantéSport Magazine. Dr S.Cascua. Consulté le 19 juin 2018.
– Séminaire d’urgence médicale pour les arbitres de la Coupe du Monde. FIFA. Consulté le 18 juin 2018.
Julie P.
Journaliste scientifique.
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