19 mai 2019 : journée mondiale des MICI !

May 17, 2019 par

Le 19 mai 2019 est la journée mondiale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Cette journée est l’occasion de sensibiliser la population, les pouvoirs publics et d’intensifier la recherche scientifique sur cette pathologie afin d’améliorer la qualité de vie des patients.

Journée mondiale des MICI

250 000 personnes atteintes de MICI en France

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin touchent plus de 250 000 personnes en France. Les MICI regroupent deux pathologies :

  • Dans le monde, 10 millions de personnes sont touchées dont 3 millions en Europe.

    Les symptômes de ces maladies sont très handicapants pour les personnes concernées : diarrhées, douleurs abdominales, grande fatigue, anorexie, etc… 20% des patients sont victimes de crises sévères qui mènent le plus souvent à une hospitalisation avec un traitement par perfusion pendant plusieurs jours. 15% des patients sont des enfants mais généralement l’âge moyen de diagnostic se situe entre 20 et 30 ans.

    Etre atteint d’une MICI est psychologiquement compliqué pour les patients et ces personnes sont aussi plus à risque d’être touchées par des maladies cardiovasculaires.

    Rôle des corticoïdes et des anti-TNF sur la survenue d’événements cardiovasculaires

    Du 21 au 24 mars 2019 se sont déroulés les Journées francophones d’hépatologie-gastroentérologie et d’oncologie digestive à Paris. Plusieurs études ont été présentées dont une sur les MICI et les risques cardiovasculaires.  Une étude a été menée sur une cohorte de plus de 170 000 patients atteints de MICI et il s’est avéré que sur 10 ans, 5,6% des patients ont été atteints d’accidents cardiovasculaires aigus tels que des infarctus du myocarde, des AVC, etc… Les personnes atteintes de la maladie de Crohn sont plus touchées que les personnes atteintes de rectocolite hémorragique (respectivement 35% et 10%).

    Une des causes probables de cette augmentation d’évènements cardiovasculaires est le traitement à base de corticoïdes. En effet, les corticoïdes favorisent l’insulinorésistance, l’hypertension artérielle ou encore la prise de poids, ces 3 facteurs étant des facteurs de risque d’AVC et  de l’nfarctus du myocarde.

    Les patients peuvent également être traités à base d’anti-TNF, qui sembleraient avoir l’effet inverse : ils protégeraient le patient des  risques cardiovasculaires (-21%).

    Arrêter de fumer, limiter les traitements à bases de corticoïdes et rechercher les facteurs de risque cardiovasculaires chez les patients atteints de MICI est donc recommandé.

    Léa G., Journaliste Scientifique

    – Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). INSERM Consulté le 14 mai 2019.
    – Mici : un risque cardiovasculaire accru. Egora. Consulté le 14 mai 2019.
    Léa G.
    Rédactrice scientifique
    Passionnée par la virologie, l’immunologie et les enfants.
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