La contraception masculine, comment ça marche ?

31 août 2021 par

Lorsque l’on pense à la contraception, la première image qui nous vient en tête est souvent celle de la pilule contraceptive destinée aux femmes. Néanmoins, à l’instar de ces dames, plusieurs solutions s’offrent aux hommes pour éviter une grossesse non planifiée.
Préservatifs, vasectomie, coitus interruptus … Quelle option la plus sûre pour éviter que votre partenaire ne tombe enceinte ? Santé Sur Le Net fait le point.

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Pourquoi les hommes devraient-ils opter pour un moyen de contraception masculine ?

Les raisons d’opter pour un mode de contraception masculine sont diverses. D’une part, la pilule contraceptive que les femmes prennent n’est pas un moyen complètement sûr, puisqu’un simple oubli ou un retard de prise pourrait entraîner une grossesse. D’autre part, de nombreuses femmes redoutent les effets secondaires de la pilule ainsi que les contre-indications qu’elle peut présenter. Il se peut également que la femme choisisse de n’utiliser aucun moyen de contraception et dans ce cas, si le désir d’enfants est inexistant, il est plus prudent que l’homme se protège. Enfin, de plus en plus de couples hétérosexuels font le choix d’une contraception masculine pour instaurer plus d’égalité entre les deux sexes.

Quels sont les moyens de contraception masculine ?

Le préservatif

Le préservatif est le moyen le plus sûr de se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles, mais aussi pour éviter une grossesse non désirée. Pour s’assurer de l’efficacité de cette méthode, il est important de choisir des préservatifs de bonne qualité, adaptés à la taille du pénis. Car si le préservatif se déchire ou qu’il ne glisse pas complètement, les risques de grossesse sont augmentés. Le mieux est d’opter pour des préservatifs en latex ou en polyuréthane qui auront été préalablement conservés dans un endroit sec.

Pour éviter la sensation de frottement qui peut être douloureuse pour la femme, l’utilisation de lubrifiants à base d’eau ou de silicone est conseillée.

La vasectomie

La vasectomie est aussi appelée “stérilisation à visée contraceptive”. Ce mode de contraception chirurgical est irréversible et permanent. Au cours de l’intervention, le chirurgien coupe et obture les canaux déférents afin de rendre le passage des spermatozoïdes vers la verge impossible. À l’issue de l’opération, le sperme est dépourvu de spermatozoïdes et on parle alors d’azoospermie.

La vasectomie est pratiquée en ambulatoire, sous anesthésie locale ou générale. Les suites de l’intervention étant généralement légères, les patients peuvent sortir le jour même.

Si la vasectomie est le moyen de contraception masculine le plus sûr pour prévenir une éventuelle grossesse, elle ne protège toutefois pas contre les maladies sexuellement transmissibles. Le port d’un préservatif est donc nécessaire en cas de doute.

Le coïtus interruptu

Cette méthode de contraception consiste en une interruption du rapport sexuel juste avant l’éjaculation. Si elle est pratiquée depuis toujours, cette solution est la moins efficace. Car il arrive parfois que l’homme ne puisse pas se retirer suffisamment tôt pour qu’aucune trace de sperme ne pénètre dans le vagin de sa partenaire. Par ailleurs, le coïtus interruptu qui n’est fiable qu’à 78% ne protège pas contre les maladies sexuellement transmissibles.

La pilule contraceptive masculine

Étant encore en phase de tests, une pilule contraceptive masculine pourrait bientôt voir le jour. Cette nouvelle pilule fonctionnerait en limitant la production de spermatozoïdes grâce à l’action d’une molécule qui s’apparente à la progestérone. Si les essais cliniques sont concluants, la pilule contraceptive masculine pourrait être mise sur le marché dans les années à venir.

Yasmine B., rédactrice scientifique

Sources
– Chapitre 01 – contraception masculine. urofrance.org. Consulté le 25 août 2021.
– Stérilisation à visée contraceptive chez l’homme et chez la femme . ameli.fr. Consulté le 25 août 2021.
Yasmine B.
Rédactrice scientifique
Spécialiste en rédaction médicale, diplômée en biologie médicale. Passionnée par le domaine de la santé et l’actualité scientifique.
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