La lecture pour augmenter l’espérance de vie

Aug 11, 2016 par

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Dans un monde où les écrans sont omniprésents, il peut être facile d’oublier le simple plaisir de lire un bon livre. Pourtant, les bienfaits de la lecture sont de plus en plus démontrés : une récente étude affirme qu’elle augmenterait la durée de vie de 2 ans.

Un chapitre par jour

Sachant que 42% des 25-39 ans n’ont lu aucun livre au cours des 12 derniers mois, il serait peut-être temps d’expliquer l’intérêt de la lecture à toutes les générations, notamment chez les plus jeunes.

Aux Etats-Unis, des chercheurs ont mené une étude sur 3.635 personnes de plus de 50 ans qu’ils ont séparées en trois groupes :

      Ceux ne lisant pas du tout de livre ;

–     Ceux lisant jusqu’à 3h30 par semaine ;

–     Ceux lisant plus de 3h30 par semaine.

A la suite de 12 années d’études, les scientifiques se sont rendu compte que le temps passé à lire un livre impactait fortement l’espérance de vie. En effet, les personnes lisant 3h30 par semaine avaient 17% moins de chance de mourir, en comparaison aux individus ne lisant pas du tout. De la même manière, les personnes lisant plus de 3h30 voyaient leur risque diminué de 23%. Les chercheurs ont conclu de cette étude que la lecture de livres était capable d’augmenter l’espérance de vie de 2 ans en moyenne.

Si le fait de lire des journaux ou des magazines était également lié à une diminution du risque de mortalité, le résultat était cependant moins impressionnant. Cela s’expliquerait par le besoin de concentration moins important que pour la lecture d’un vrai livre.

Selon l’une des scientifiques, Becca R. Levy, il suffirait « d’une demi-heure par jour » pour augmenter sa durée de vie, résultat qui demeure même en dehors du niveau de vie, de l’éducation et de la capacité cognitive.

Les bienfaits de la lecture déjà prouvés

Si la lecture reste boudée par les plus jeunes générations, ce n’est pourtant pas la première fois qu’elle est évaluée pour ses bienfaits et des études ultérieures lui ont conféré de nombreux avantages :

–     Combattre l’anxiété : lire un livre aurait la capacité d’agir sur l’anxiété. Ainsi, selon une étude anglaise, la lecture pourrait diminuer le stress ressenti de 68% et cela seulement au bout de 6 minutes. La concentration nécessaire pour s’investir dans l’histoire du livre permettrait au patient de s’évader et de relâcher les tensions musculaires ;

–     Mieux dormir : l’instauration d’un rituel avant de dormir est souvent conseillée en cas d’insomnie ou de difficulté d’endormissement. La plupart des professionnels de santé recommandent également de lire un livre avant de dormir. Ainsi, la relaxation apportée par la lecture permet aux personnes une meilleure préparation pour le sommeil;

A savoir ! Si la lecture est recommandée avant l’endormissement, il est déconseillé de lire sur les tablettes ou autres liseuses. En effet la lumière LED reflétée est négative pour la recherche du sommeil.

–     Alzheimer: selon une étude américaine, la lecture, tout comme les autres activités intellectuelles telles que les échecs ou le puzzle, permettrait de limiter le risque de contracter la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’une découverte non surprenante face à une autre recherche qui avait démontré que la lecture pourrait réduire de 32% le risque de sénescence mentale ;

Au-delà de ses bienfaits sur la santé, la lecture aurait de plus la capacité d’augmenter l’empathie des lecteurs, mais également de développer leur vocabulaire.

Ainsi, devant les nombreuses preuves sur la bienfaisance de la lecture pour la santé, il ne vous reste plus qu’à trouver le bon livre !

Clémence R. Pharmacienne


Sources :

A chapter a day: Association of book reading with longevity. Avni Bavishi, Martin D. Slade, Becca R. Levy. Science Direct. 18 juillet 2016

Lecture d’un livre selon l’âge et le sexe en 2012. Insee. Consulté le 11 août 2016

Read Books, Live Longer? Nicholas Bakalar, The New York Times. 3 août 2016

Reading ‘can help reduce stress. The telegraph. Consulté le 11 août 2016

Patients with Alzheimer’s disease have reduced activities in midlife compared with healthy control-group members. Robert P Friedland. Consulté le 11 août 2016

Life-span cognitive activity, neuropathologic burden, and cognitive aging. Robert S Wilson et al. Neurology. 3 juillet 2013


Clémence R.

Pharmacienne.

Passionnée par la neuropsychiatrie et la e-santé.

Aime l’univers de la musique et de la photographie.

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