La maladie hémorroïdaire, plus communément appelée les hémorroïdes, est définie comme étant une inflammation et une dilatation excessive des veines hémorroïdaires pouvant causer des douleurs. En France, près d’une personne sur deux de plus 50 ans a déjà été confrontée aux hémorroïdes.


Personne atteinte d'hémorroïdes

Hémorroïdes : définition

Les hémorroïdes sont des vaisseaux sanguins situés au niveau du canal anal.

On distingue 2 types d’hémorroïdes :Hémorroïdes internes et externes

  1. Les hémorroïdes internes sont localisées plus profondément au niveau de la muqueuse anale. Elles sont sensibles à la pression des selles et des gaz mais ne sont en général pas douloureuses.
  2. Les hémorroïdes externes sont les plus superficielles et se trouvent sous la peau de l’anus.

Dans le langage courant, on parle d’hémorroïdes pour désigner l’ensemble des symptômes provoqués par l’irritation et le gonflement de ces vaisseaux.

Certains paramètres peuvent favoriser ou aggraver les symptômes :

  1. La constipation ou la diarrhée ;
  2. La sédentarité ;
  3. Le surpoids et l’obésité ;
  4. La consommation d’alcool ou d’épices ;
  5. Certaines activités ou sports impliquant le port de charges lourdes ;
  6. La grossesse, l’accouchement et la période qui suit, la période avant les règles.

Symptômes

Les symptômes liés à la maladie hémorroïdaire peuvent varier d’une personne à une autre. Par ailleurs, cette pathologie existe soit sous forme aiguë, ce que l’on appelle la crise hémorroïdaire, soit sous forme chronique.

Les symptômes observés sont les suivants :

  1. Douleur décrite comme une sensation de chaleur, gonflement et tension au niveau de l’anus. Elle est amplifiée par la défécation ou l’exercice physique et atténuée lors de la position allongée. La douleur peut persister quelques jours (2 à 4) ;
  2. Des saignements (appelés rectorragies) peuvent être observés après la défécation ;
  3. Des tuméfactions peuvent être décrites dans le cas où les hémorroïdes internes s’extériorisent par l’anus ;
  4. Une thrombose hémorroïdaire (caillot sanguin dans l’hémorroïde) qui se manifeste par une tuméfaction de couleur violette au niveau de l’orifice de l’anus.

Dans la majorité des cas, les symptômes disparaissent d’eux-mêmes après quelques jours.  Cependant, les récidives ne sont pas rares. Par ailleurs, les hémorroïdes bien que parfois très douloureuses et gênantes, n’entraînent pas de complications graves.

Lorsque la maladie hémorroïdaire évolue depuis plusieurs années, des symptômes quotidiens (douleur, démangeaisons) peuvent être présents.

Diagnostic

En présence de tout saignement anal répété, il est conseillé de consulter son médecin qui va vérifier par un examen de la région anale et rectale que l’origine du saignement est bien hémorroïdaire. Il est également possible de consulter lorsque les douleurs sont trop intenses malgré un diagnostic de maladie hémorroïdaire connu.

Le diagnostic de la maladie hémorroïdaire est établi par simple observation des lésions grâce à un anuscope. Aucun autre examen est nécessaire, sauf si le médecin souhaite écarter une autre pathologie.

Traitement

Suppositoires

Pour soulager la douleur liée aux hémorroïdes, plusieurs traitements peuvent être proposés :

  1. Des antalgiques (paracétamol, anti-inflammatoires) ;
  2. Des traitements locaux avec (lorsqu’ils contiennent des corticoïdes) ou sans ordonnance sous forme de pommade, crème ou suppositoires ;
  3. Des médicaments par voie orale de type veinotonique ou de l’homéopathie.

Lorsque les hémorroïdes internes entraînent des crises répétées qui altère le quotidien du patient, le médecin peut proposer pendant la consultation, un traitement par ligature, sclérose (injection de produit chimique), électro ou photocoagulation (brûlure électrique ou par infrarouge). L’objectif est de créer une zone cicatricielle au niveau de l’hémorroïde distendue afin de la renforcer.

En cas, d’hémorroïdes externes responsables d’une thrombose douloureuse, la chirurgie est envisagée.

Prévention

Certaines mesures peuvent prévenir les hémorroïdes :

  1. Lutter contre la constipation en adoptant une alimentation riche en fibres (fruits, légumes, etc.) et en s’hydratant suffisamment ;
  2. Pratiquer une activité physique régulière ;
  3. Eviter de rester debout ou assis trop longtemps ;
  4. Repérer les aliments provoquant des crises et les limiter ;
  5. Etre vigilant sur certains médicaments qui peuvent favoriser la constipation ;
  6. Avoir une hygiène anale correcte (lavages réguliers à l’eau tiède avec une serviette en coton ou une lingette humide).

Charline D., Pharmacien

– Hémorroïdes : définition, facteurs favorisants et symptômes. Ameli sante. Le 26 avril 2017.
– Hémorroïdes. Eurekasante vidal. Le 19 juin 2017.

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