Maladies à risques cardiovasculaire : recommandations sur la contraception

Apr 4, 2020 par

En cas de maladie cardiovasculaire, certains contraceptifs hormonaux sont déconseillés, car pouvant entraîner une augmentation du risque thromboembolique veineux et artériel. La pilule oestroprogestative par exemple, créée en 1960, pour laquelle les doses en oestrogènes ont été baissées au cours des années, comporte encore des risques vasculaires tels que phlébites et embolie pulmonaire, contrairement à la contraception progestative pure, qui n’est pas associée à une augmentation de ce risque. Afin de réduire ces risques, la recherche des facteurs de risque veineux et artériels par les professionnels de santé est essentielle et un bilan complet doit être prescrit avant de proposer aux patientes une méthode contraceptive adaptée. La Haute Autorité de Santé fait le point dans un article.

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Les principales pathologies concernées et les principaux facteurs de risques

Afin de prescrire une méthode contraceptive adaptée, le professionnel de santé doit rechercher chez la patiente, mais aussi dans son entourage familial apparenté au 1 er degré (comme les parents, les frères et les sœurs) tous antécédents de :

  • De thrombose veineuse ;
  • D’embolie pulmonaire ;
  • D’accident vasculaire cérébrale ;
  • De cardiopathie ischémique ;
  • De valvulopathies cardiaques ;
  • Lupus érythémateux disséminés (LED) et autres maladies inflammatoires, syndrome des anticorps antiphospholipides ;
  • De migraines ou de céphalées ;
  • De facteurs héréditaires de risque de thrombose.

Un examen clinique est également nécessaire et des données importantes comme le poids, la taille, l’IMC, la tension artérielle mais aussi l’état veineux des membres inférieurs sont à prendre en compte. Si la méthode hormonale oestroprogestative est choisie, telle que la pilule, le patch, ou encore l’anneau vaginal, un bilan biologique devra être prescrit, comportant le dosage du cholestérol total, des triglycérides et de la glycémie à jeun.

Les méthodes progestatives, barrières ou naturelles au premier plan

Pour la majorité des pathologies concernées et en cas de consommation de tabac, ce sont donc les méthodes progestatives, barrières ou naturelles qui sont alors recommandées. En fonction des informations réunies lors de la consultation et de la préférence de la patiente, ces différentes méthodes pourront être prescrites :

  • L’implant : petit bâtonnet en plastique, de 4 cm de long et 2 mm de diamètre, inséré juste sous la peau, délivrant en continu de petites quantités d’un progestatif.
  • Les progestatifs injectables : injectés par piqûre intramusculaire tous les trois mois.
  • Le stérilet au cuivre : dispositif en forme de « T » qui mesure 3.5 cm de long, inséré dans l’utérus.
  • Les méthodes naturelles : comme l’abstinence périodique, l’observation de la glaire ou le retrait.
  • Les méthodes barrières : comme le diaphragme, la cape cervicale, le préservatif masculin, les spermicides.
  • Quelle que soit la méthode choisie, il est important que les femmes soient informées des signes cliniques évocateurs de la thrombose comme une douleur inexpliquée au niveau du membre inférieur, de l’aine ou du bas du dos ou encore une difficulté à respirer.Une méthode contraceptive adaptée, permettant de planifier les grossesses et d’éviter les grossesses non désirées, sans mettre en danger la santé, est indubitablement une avancée majeure pour les couples. Mais il est également important de rappeler, que, à l’heure actuelle, seul le préservatif (masculin ou féminin) reste la méthode de contraception efficace contre les infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le SIDA.
     

    Juliette S., Rédactrice scientifique

    – Risque cardiovasculaire : attention aux méthodes hormonales. HAS. Consulté le 24 mars 2020.
    – Tableau comparatif des moyens de contraception. CHOISIR SA CONTRACEPTION. Consulté le 24 mars 2020.
    – Risque cardiovasculaire de la contraception hormonale chez la femme. ACADEMIE MEDECINE. Consulté le 24 mars 2020.

Juliette S.
Sage femme
Rédactrice spécialisée dans la santé de la femme en âge de procréer
Passionnée par les domaines du bien-être et de l'écologie
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