Asthme

27 janvier 2021 par

illustration qui représente l'asthme

L’asthme est une pathologie chronique fréquente caractérisée par une inflammation des bronches dont les causes sont diverses. En France, on compte près de 3 millions d’asthmatiques. La maladie se manifeste par des crises au cours desquelles le patient peine à respirer. L’asthme peut fortement impacter la qualité de vie des patients. Le diagnostic de l’asthme est confirmé par une exploration fonctionnelle respiratoire (spirométrie, test d’effort). L’asthme de l’adulte persiste à vie. Sa prise en charge nécessite au minimum un traitement bronchodilatateur, associé à un traitement anti-inflammatoire de fond et à l’éviction des facteurs déclenchants (tabac, polluants, pollens, etc.).

Définition et symptômes de l’asthme

A propos du système respiratoire

Le système respiratoire est constitué des voies nasales, de la trachée et des deux poumons. Le rôle de ces derniers est de fournir de l’oxygène à notre organisme, tout en évacuant le dioxyde de carbone. Ils sont localisés dans la poitrine de part et d’autre du cœur.

Un poumon est divisé en plusieurs lobes, séparés les uns des autres par des cloisons appelées scissures. On compte deux lobes pour le poumon droit et trois pour le gauche. Chaque lobe contient les bronches, elles même constituées d’alvéoles (petites poches) reliées entre elles par les bronchioles. Les bronches sont connectées à la trachée.

schéma pour représenter l'asthme

Au cours de la respiration, l’air arrive donc par la trachée, passe dans les bronches puis les bronchioles et enfin les alvéoles. Une fois dans les alvéoles, le dioxygène contenu dans l’air inspiré traverse leur paroi pour aller dans le sang et être distribué à tout l’organisme. Dans le sens inverse, c’est le dioxyde de carbone qui circule, évacué par les cellules de l’organisme, il repasse via les alvéoles puis les bronches pour s’échapper de la trachée puis via la bouche et le nez. On parle alors d’expiration.

Qu’est-ce que l’asthme ?

L’asthme est une atteinte respiratoire chronique causée par une inflammation permanente des bronches. Chez un patient asthmatique, la muqueuse bronchique est irritée et épaissie, ce qui rend les bronches sensibles et sujettes à des réactions excessives en cas de contact avec des facteurs favorisants. Une crise d’asthme peut ainsi se déclencher : le passage de l’air devient difficile du fait de la contraction des muscles bronchiques et de la sécrétion importante de mucus au contact d’un facteur déclenchant associé à l’inflammation chronique.

À savoir ! L’asthme concerne près de 4 millions d’individus en France, et cause chaque année environ 60 000 hospitalisations dont 1000 décès. 15 à 20% des asthmes de l’adulte sont d’origine professionnelle.

La maladie se manifeste par des crises caractérisées par plusieurs symptômes comme une gêne respiratoire, une respiration sifflante, une toux sèche, un essoufflement et une sensation d’oppression sur la poitrine. Une crise peut durer plusieurs minutes comme plusieurs heures. A noter qu’entre deux crises, la respiration est normale. L’intensité et la fréquence des crises varient d’un patient à un autre.

L’asthme est une pathologie multifactorielle qui résulte de l’association d’un facteur génétique prédisposant et d’une exposition à un facteur favorisant. Les facteurs favorisants de l’asthme sont nombreux : allergènes (acariens, moisissures, pollens), on parle au quel cas d’asthme allergique, et irritants (tabac, polluants de l’air, agents chimiques comme les peintures, colles, encens, aérosols, produits d’entretien, etc.).

Parmi les asthmes liés au travail, on distingue celui qui est :

  • Dit professionnel, qui correspond à l’asthme induit par des agents présents dans un environnement professionnel particulier ;
  • Aggravé par le travail, qui correspond à un asthme préexistant ou apparu récemment dont les symptômes sont exacerbés.

Quels symptômes ?

L’asthme est caractérisé par des épisodes de gêne respiratoire (dyspnée). Parfois, la toux est le seul symptôme de la maladie. La fréquence et la sévérité de la crise varie d’un individu à l’autre. Entre deux crises, la respiration du patient est généralement normale.

Diagnostic et traitement de l’asthme

Quel diagnostic ?

inhalateur pour personne asthmatiqueLe diagnostic de l’asthme est réalisé par le médecin traitant, et repose sur un premier bilan médical.

Le médecin commence en effet ses investigations par plusieurs questions :

  • Les symptômes ressentis lors d’une crise ;
  • La fréquence et l’intensité des crises ;
  • Les circonstances de survenue des crises ;
  • La présence d’autres pathologies associées comme une rhinite ou une sinusite.

Plusieurs examens complémentaires peuvent être effectués par un pneumologue, voire un allergologue si un asthme allergique est suspecté par le médecin traitant. Des épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR), par exemple la spirométrie ou le test d’effort, sont nécessaires pour confirmer le diagnostic de l’asthme. Ces examens permettent également de suivre l’évolution de la maladie pour adapter le traitement si besoin.

À savoir ! La spirométrie est un examen de routine qui consiste à mesurer la capacité pulmonaire d’un individu. Cet examen est totalement indolore et ne comporte aucun risque. Son objectif est la mesure : des volumes respiratoires, à savoir la quantité d’air contenue dans les poumons, et des débits respiratoires, autrement dit la quantité d’air expulsée lors d’une expiration maximale

Lorsque l’asthme est contrôlé, une consultation annuelle avec un pneumologue est suffisante. En revanche, en cas d’asthme sévère ou non contrôlé, les rendez-vous peuvent être plus rapprochés.

Quel traitement ?

L’asthme ne peut pas être guéris, il persiste à vie. Il peut, cependant, avec un traitement adapté et bien suivi être maîtrisé de manière à réduire considérablement son impact sur la qualité de vie des patients.

La prise en charge de l’asthme repose sur :

  • Un traitement anti-inflammatoire de fond permettant de maintenir la fonction respiratoire normale et prévenir les crises ;
  • Un traitement de crise, généralement sous forme aérosol, et contenant un bronchodilatateur pour soulager les symptômes. Les bronchodilatateurs ont une action rapide pour relâcher les muscles qui entourent le tissu bronchique. Leur utilisation est recommandée pour interrompre une crise ou avant un exercice physique. A noter que lorsqu’un asthme est bien contrôlé, le recours aux bronchodilatateurs doit être minime. Si ce n’est pas le cas, le traitement de fond doit être réadapté ;
  • L’éviction des facteurs déclenchants connus (tabac, acariens, etc.).

La majorité des médicaments utilisés dans le traitement de l’asthme sont administrés par voie inhalée. Leur bonne utilisation conditionne en partie le bon contrôle de la maladie. L’éducation du patient aux techniques d’inhalation est donc indispensable pour assurer l’observance du traitement. Les aérosols peuvent être déclenchés manuellement par le patient ou être auto-déclenchés par l’inhalation. Une chambre d’inhalation peut être associée, notamment chez les enfants.

Il est, par ailleurs, conseillé aux patients asthmatiques de se faire vacciner contre la grippe chaque année afin d’éviter tout risque de décompensation de la maladie. En effet, ces patients présentent un risque plus important d’hospitalisation et de surinfection, même en cas d’asthme contrôlé. A noter que chez les enfants, la vaccination peut éviter la chronicisation de la maladie. Les infections respiratoires entraînent une décompensation de l’asthme. Plus elles sont fréquentes, plus elles augmentent le risque de persistance de l’affection une fois adulte.

Charline D., Docteur en pharmacie

Sources
– Asthme de l’adulte. ameli.fr. Consulté le 5 janvier 2021.
– Asthme. santepubliquefrance.fr. Consulté le 5 janvier 2021.
Charline D.
Pharmacienne.
Spécialiste dans le domaine des essais cliniques et passionnée de neurologie.
Aime le sport et la mode.
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