Les cancers lymphatiques sont appelés « lymphomes », et se développent à partir du système lymphatique, autrement dit le système de défense de l’organisme. La plupart de ces pathologies se traduisent par un gonflement des ganglions lymphatiques. Cependant, d’autres organes peuvent aussi être affectés : le colon, l’estomac, les poumons ou le cerveau.

Définition et symptômes

Qu’est-ce que le système lymphatique ?

Le système lymphatique désigne l’ensemble de vaisseaux et tissus lymphoïdes impliqués dans les défenses immunitaires de l’organisme et dans le drainage des différents tissus.

Le tissu lymphoïde est constitué de l’ensemble des ganglions et des organes hébergeant des cellules du système immunitaire, notamment les lymphocytes :

  • Le pharynx (arrière gorge) ;
  • Les voies respiratoires ;
  • La rate ;
  • La paroi intestinale ;
  • La moelle osseuse.

À savoir ! Les lymphocytes sont produits au niveau de la moelle osseuse, des ganglions lymphatiques et de la rate. Ils circulent ensuite dans la lymphe et la circulation sanguine. Leur rôle est de lutter contre les infections.

Les vaisseaux lymphatiques contiennent la lymphe. La lymphe est le liquide, légèrement jaunâtre, véhiculé par le système lymphatique. Elle est présente partout dans l’organisme. Ce liquide biologique est un filtrat du plasma sanguin riche en eau, protéines, graisses et globules blancs (notamment les lymphocytes). La lymphe possède deux rôles :

  • L’un, de transport et d’épuration en captant près de 10% des déchets de l’organisme, essentiellement des grosses molécules que le système veineux prenant en charge les 90% des déchets restants, ne peut pas véhiculer. Elle apporte également au sang, les graisses qu’elle a capté au niveau de l’intestin grêle. Enfin, elle joue un rôle dans l’apparition des métastases cancéreuses en transportant les cellules malignes ;
  • L’autre, de défense contre les infections grâce aux lymphocytes qu’elle véhicule, aux anticorps qu’elle produit, mais aussi, aux ganglions lymphatiques permettant de neutraliser les bactéries, virus et cellules tumorales (en petite quantité). La lymphe occupe ainsi un rôle important au sein du système immunitaire.

Les ganglions lymphatiques sont essentiellement présents au niveau de la racine des membres et de l’abdomen. Leur rôle est de traiter les déchets. Ils les filtrent, les nettoient et une fois épurés, ils renvoient la lymphe dans la circulation veineuse. Ils sont localisés :

  • Dans le cou ;
  • Au niveau des aisselles ;
  • Le long de la trachée ;
  • A proximité des poumons ;
  • Près de l’intestin, en arrière de la cavité abdominale ;
  • Au niveau du bassin ;
  • Dans l’aine.

Qu’est-ce qu’un cancer lymphatique ?

Un lymphome (ou cancer lymphatique) se développe au niveau de certaines cellules, les lymphocytes ou globules blancs, impliquées dans les défenses de l’organisme contre les maladies et les infections. Ces cellules circulent dans un réseau appelé système lymphatique.

Lorsque des lymphocytes anormaux sont produits, ils s’accumulent et forment des tumeurs (ou lymphomes) au niveau des tissus lymphoïdes, et plus particulièrement dans les ganglions lymphatiques.

Généralement, la maladie se développe à partir d’un ganglion lymphatique. Beaucoup plus rarement, elle peut débuter dans la rate, le foie ou la moelle osseuse.

Les cellules cancéreuses se propagent ensuite aux autres ganglions lymphatiques via les vaisseaux lymphatiques. Au final, les cellules peuvent gagner la circulation sanguine, et se disséminer dans tout l’organisme.

On distingue deux grands types de lymphomes :

  • Le lymphome hodgkinien ou maladie de Hodgkin ;
  • Les lymphomes non hodgkiniens qui sont les plus répandus. Parmi ceux-là, on distingue, les lymphomes non hodgkiniens d’évolution lente, dits « indolents », et les lymphomes non hodgkiniens d’évolution rapide, dits « agressifs ».

L’origine des lymphomes est inconnue. Cependant, plusieurs facteurs favorisent leur survenue :

  • Antécédents d’infections, notamment virales, comme le virus d’Epstein-Barr ou les virus du groupe Herpès ;
  • Fragilité du système immunitaire, par exemple suite à une chimiothérapie ou la prise d’immunosuppresseurs après une transplantation ;
  • Facteurs génétiques ;
  • Certaines substances toxiques de l’environnement (pour l’instant aucune preuve scientifique).

Le lymphome Hodgkinien

Le lymphome hodgkinien ou la maladie de Hodgkin ou encore la lymphogranulomatose maligne est un cancer lymphatique caractérisé par la prolifération anormale des lymphocytes et la présence anormale des cellules de Sternberg. Cette derniere caractéristique représente la différence entre le lymphome hodgkinien et les lymphomes non hodgkiniens.

Cette pathologie est assez rare, et survient plutôt entre l’âge de 20 ans et 35 ans ou après 60 ans. Elle semble légèrement plus fréquente chez les hommes que chez les femmes.

Les lymphomes non Hodgkinien

Les lymphomes non Hodgkinien représente un groupe de pathologies. Ils sont classés selon le genre de cellules affectées et leur évolution. On distingue donc 4 types de lymphomes non Hodgkinien :

  • Les lymphomes à cellules B (lymphocytes producteurs d’anticorps) qui représentent la grande majorité des lymphomes non Hodgkinien ;
  • Les lymphomes à cellules T (lymphocytes non producteurs d’anticorps mais impliqués dans la défense de l’organisme) ;
  • Les lymphomes indolents qui évoluent lentement et se manifestent plutôt chez les plus de 60 ans ;
  • Les lymphomes agressifs qui évoluent rapidement et peuvent se manifester chez les jeunes également.