Femme ayant mal au ventre à cause des coliques nephretiques

Diagnostic et traitements

Quel diagnostic ?

Le diagnostic est essentiellement clinique (basé sur les symptômes). Cependant le médecin prescrira souvent une analyse d’urine (à la recherche d’une infection) ou une prise de sang pour doser la créatinine sanguine qui renseigne sur une éventuelle souffrance rénale.

Une échographie permet de visualiser et mesurer le calcul et la dilatation de l’uretère et du rein. On peut aussi avoir recours à la radiographie pour mettre en évidence un calcul que l’on sait radio-opaque (c’est-à-dire visible à la radiographie. En fonction de leur nature, ils ne le sont pas tous). En cas de besoin, un scanner peut affiner le diagnostic de la lésion responsable de l’obstruction.

Quels traitements

Le traitement est d’abord médicamenteux. On va chercher à soulager la douleur, le temps que l’obstruction soit levée et que le calcul s’élimine naturellement. En tout premier lieu et en cas de douleur modérée, le paracétamol peut être utilisé.

Le traitement en urgence fait appel à :

  • Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). On utilise habituellement le Kétoprofène en intra-veineux pour plus d’efficacité ou le diclofénac en intra-musculaire;
  • Des antalgiques puissants comme les morphiniques peuvent être administrés, seuls ou associés aux AINS ;
  • Des antispasmodiques, type phloroglucinol, mais leur efficacité est mal établie dans la colique néphrétique.

On recommande aussi de ne pas boire en excès, pour ne pas augmenter la pression dans le rein malade.

Le patient doit conserver ses urines et les filtrer avec un filtre à café afin de recueillir le calcul expulsé. Son analyse apportera des renseignements précieux.

A savoir ! Les AINS sont contre-indiqués pendant la grossesse. Or la grossesse est une période à risque de présenter des calculs urinaires à cause de l’augmentation physiologique de la teneur en calcium et en sucre dans les urines.

lithotritie extracorporelle

Appareil pour lithotritie extracorporelle

Si la lithiase ne s’élimine pas naturellement, on aura recours à différentes techniques pour la dissoudre :

  • La lithotritie extracorporelle: envoi d’ultrasons à travers la peau qui vont désintégrer le ou les calculs par un effet d’ondes de choc ;
  • L’endoscopie des voies urinaires et fragmentation du calcul avec un laser ;
  • Exceptionnellement, la chirurgie.

A savoir ! La séance de lithotritie extracorporelle se déroule en milieu hospitalier sur une journée. Le patient reçoit des calmants contre la douleur, puis le calcul est repéré par rayon X. La tête de traitement est installée au contact de la peau. Les ondes de choc sont ressenties comme des sortes de « claques » ; la douleur est généralement tolérable. Le calcul est fragmenté en 30 à 60 minutes.