Troubles dys : Dyspraxie, dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dysphasie…

Actualités Neuro / Psy (enfant) Neurologie

Rédigé par Estelle B. et publié le 17 août 2021

Les troubles dys correspondent aux troubles cognitifs spécifiques qui touchent entre 6 et 8 % des enfants en France. Si la dyslexie est le trouble dys le plus connu du grand public, il existe en réalité une multitude de troubles dys, qui ont pour caractéristique commune d’entraîner des difficultés majeures d’apprentissage pour l’enfant. Santé Sur le Net vous en dit plus sur ces troubles cognitifs spécifiques.

Troubles dys

Troubles cognitifs spécifiques et troubles de l’apprentissage

Les troubles dys désignent à la fois des troubles cognitifs spécifiques et les troubles d’apprentissage qu’ils provoquent. Ils se divisent en six groupes :

  • La dyslexie et la dysorthographie, qui affectent l’acquisition du langage écrit ;
  • La dysphasie, qui rend plus difficile l’acquisition du langage oral ;
  • La dyspraxie, qui atteint le développement moteur et l’orientation dans l’espace ;
  • La dyscalculie, qui touche l’acquisition des activités numériques ;
  • Les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, plus communément désignés par le terme TDAH, affectant l’attention et l’exécution ;
  • L’altération des processus de la mémorisation.

Ces troubles apparaissent progressivement, au cours du développement de l’enfant, parfois très tôt, d’autres fois au moment des premiers apprentissages. Leurs conséquences sont multiples et sont d’autant plus importantes qu’ils persistent chez l’adulte :

  • Des difficultés au cours de la scolarité ;
  • Des problèmes d’intégration sociale et professionnelle ;
  • Un déséquilibre psycho-affectif, avec un risque marqué d’isolement.

Lire aussiEnfants “dys” : un guide parcours santé publié par la Haute Autorité de Santé

L’importance d’une détection précoce des troubles dys

Dans la grande majorité des cas, les troubles dys sont innés, sans cause connue. Plus rarement, ils peuvent faire suite à un traumatisme crânien ou à une tumeur cérébrale de l’enfant. L’incidence des troubles dys apparait élevée, avec 6 à 8 % des enfants touchés en France, même si les données épidémiologiques précises font souvent défaut. Les troubles dys les plus fréquemment observés en France sont la dyslexie et les TDAH, suivis de la dyspraxie et de la dysphasie.

Pour limiter les conséquences des troubles dys, il est capital qu’ils soient repérés le plus rapidement possible, dès la maternelle ou lors de l’entrée en école élémentaire. Pour faciliter ce repérage, la collaboration étroite de tous les adultes qui entourent l’enfant est primordiale :

  • Les parents et les proches ;
  • L’équipe enseignante ;
  • Le médecin traitant ;
  • La médecine scolaire.

Au moindre doute, il est recommandé de consulter le médecin et de faire un bilan orthophonique ou psychomoteur.

Lire aussiPedagoJ : des pédagogies innovantes pour faciliter l’apprentissage

Une approche pluridisciplinaire et personnalisée

Les troubles dys sont souvent difficiles à accepter pour l’enfant et son entourage. Pourtant, un suivi et un accompagnement adaptés peuvent permettre à l’enfant d’acquérir tous les apprentissages nécessaires et de suivre une scolarité normale. L’orthophonie, la psychomotricité et l’ergothérapie sont parmi les piliers de la prise en charge des enfants souffrant de troubles dys.

Pour chaque enfant, il convient de mettre en place une approche personnalisée, prenant en compte le ou les troubles dys qu’il présente, la sévérité des troubles et les conséquences sur sa scolarité et sa qualité de vie. Une approche pluridisciplinaire est recommandée, une approche dont le succès est également étroitement conditionné par l’implication :

  • Des parents et des proches ;
  • Du corps enseignant et des professionnels qui suivent l’enfant.

À savoir ! De nombreuses applications/jeu comme Mila Learn on été conçus afin d’aider les enfants Dys

Lire aussiDyspraxie: vers une meilleure prise en charge ?

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources
– Les troubles dys. ffdys.com. Consulté le 30 juin 2021.
  • La cause de la dys c’est un discret trouble dans l’association binoculaire qui a été découvert par le Dr Hermann von Helmholtz au milieu du 19e siècle. De nos jour ce trouble est appelé hétérophorie par les médecins ophtalmologues.
    Le problème est au niveau des muscles des yeux, pas de l’encéphale.
    On peut très bien être hétérophorique ET myope ou hypermétrope ou avoir 10/10 à chaque œil. Ce n’est pas incompatible.
    L’hétérophorie a pour origine la légère malformation de muscle(s) oculomoteur(s) (6 par œil – vérifiez). 100% des dys sont hétérophoriques. Il n’y a jamais d’exception.
    Cette malformation vient de la grande variabilité des organes humains (elle concerne aussi bien la forme de nos organes, de nos os, nez, etc).
    C’est, effectivement, héréditaire dans l’immense majorité des cas. Les conséquences varient selon les muscles concernés ET le degré.
    Il y a bien des cas de dys traumatiques. Des personnes sont devenues dys suite à une opération des muscles oculomoteurs, suite à un violent accident de la face avec fracture(s) d(es) orbite(s) ou a cause d’une tumeur qui faisait pression sur un œil.

    Ce trouble de la vison binoculaire génère des saccades oculaires quand un œil trop en retard doit rattraper sa position.
    Cela explique pourquoi certains enfants ont la sensation que les lignes sautent et/ou que les lettres clignotent.
    Les saccades oculaires des yeux des dyslexiques et des dyspraxiques sont très connues.

    Seule l’hétérophorie permet d’expliquer nombre de troubles si fréquents chez les dys.

    Reply
  • La cause de la dys c’est un discret trouble dans l’association binoculaire qui a été découvert par le Dr Hermann von Helmholtz au milieu du 19e siècle. De nos jour ce trouble est appelé hétérophorie par les médecins ophtalmologues.
    Le problème est au niveau des muscles des yeux, pas de l’encéphale.
    On peut très bien être hétérophorique ET myope ou hypermétrope ou avoir 10/10 à chaque œil. Ce n’est pas incompatible.
    L’hétérophorie a pour origine la légère malformation de muscle(s) oculomoteur(s) (6 par œil – vérifiez). 100% des dys sont hétérophoriques. Il n’y a jamais d’exception.
    Cette malformation vient de la grande variabilité des organes humains (elle concerne aussi bien la forme de nos organes, de nos os, nez, etc).
    C’est, effectivement, héréditaire dans l’immense majorité des cas. Les conséquences varient selon les muscles concernés ET le degré.
    Il y a bien des cas de dys traumatiques. Des personnes sont devenues dys suite à une opération des muscles oculomoteurs, suite à un violent accident de la face avec fracture(s) d(es) orbite(s) ou a cause d’une tumeur qui faisait pression sur un œil.

    Ce trouble de la vison binoculaire génère des saccades oculaires quand un œil trop en retard doit rattraper sa position.
    Cela explique pourquoi certains enfants ont la sensation que les lignes sautent et/ou que les lettres clignotent.
    Les saccades oculaires des yeux des dyslexiques et des dyspraxiques sont très connues.

    Seule l’hétérophorie permet d’expliquer nombre de troubles si fréquents chez les dys.

    Reply
    • L'équipe Santé sur le Net says:

      Bonjour,
      Merci de faire confiance à Santé sur le Net pour trouver des informations sur votre santé. Merci de partager votre savoir.
      Nous vous souhaitons une bonne journée.
      L’équipe Santé sur le net.

      Reply
  • Les « spécialistes des dys » qui nient le lien entre la dys et les yeux donnent souvent, comme exemple de dys célèbre, Léonard de Vinci. Il était dyslexique et gaucher.

    Regardez le « codex atlanticus »:
    On voit bien sur ces manuscrits que Vinci écrivait en miroir.
    C’est parce que son cerveau avait du mal à faire un tout cohérent des 2 images qu’il en arrivait à les retourner.
    C’est typique d’un trouble de la vision binoculaire.

    Reply
    • L'équipe Santé sur le Net says:

      Bonjour,
      Merci de faire confiance à Santé sur le Net pour trouver des informations sur votre santé. Merci de partager votre opinion.
      Nous vous souhaitons une bonne journée.
      L’équipe Santé sur le net.

      Reply
  • Les « spécialistes des dys » qui nient le lien entre la dys et les yeux donnent souvent, comme exemple de dys célèbre, Léonard de Vinci. Il était dyslexique et gaucher.

    Regardez le « codex atlanticus »:
    On voit bien sur ces manuscrits que Vinci écrivait en miroir.
    C’est parce que son cerveau avait du mal à faire un tout cohérent des 2 images qu’il en arrivait à les retourner.
    C’est typique d’un trouble de la vision binoculaire.

    Reply
Ou

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.