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L’alopécie est le terme scientifique pour désigner une perte anormale de cheveux ou de poils. Au niveau du cuir chevelu, on parle volontiers de « calvitie ». Bien qu’inesthétique, l’alopécie peut également être le signe d’une pathologie systémique. Un diagnostic rapide est nécessaire pour mettre en place, si besoin, un traitement adapté permettant la repousse des poils.

Définition et symptômes

A propos des poils

alopecie-definitionUne chevelure contient, en moyenne, entre 100 et 150 000 cheveux. Et, chaque jour, 50 à 100 cheveux tombent, et entament aussitôt une repousse.

Les cheveux, ou plus généralement les poils, ont un cycle de croissance composé :

  • D’une phase de croissance, aussi appelée « phase anagène », de 2 à 6 ans. En réalité, plutôt 2 à 5 ans chez un homme, et 3 à 7 ans chez une femme. Le cheveu pousse d’environ 2 millimètres par semaine, voire plus en été ;
  • D’une phase de transition très courte, la phase catagène d’environ 3 semaines qui désigne la fin progressive de la croissance du cheveu ;
  • D’une phase de repos courte, ou la phase télogène, de 2 à 3 mois qui représente la durée pendant laquelle le cheveu mort reste fixé au crâne avant de tomber ;
  • Et enfin d’une phase dite exogène lorsque le poil tombe.

Ce cycle recommence lorsqu’un nouveau poil pousse dans le follicule, c’est-à-dire dès la chute du précédent. On estime qu’entre 50 et 100 cheveux atteignent chaque jour la phase de repos et tombent. Le rythme de ce cycle de croissance est sous l’influence de l’alimentation, des hormones, de l’hérédité, de certains facteurs de croissance et médiateurs du système nerveux.

Chaque follicule pileux a la capacité d’assurer entre 20 et 25 cycles avant de s’épuiser. Ainsi, au rythme d’environ 5 ans par cycle, c’est près de 100 à 125 ans de chevelure qui sont assurés. Cependant, il arrive que ce processus s’enraye et qu’une perte de cheveux anormalement conséquente se développe.


Qu’est-ce que l’alopécie ?

Parmi les troubles du cycle de croissance des poils, on distingue :

  • L’effluvium anagène qui est une interruption de la phase de croissance à l’origine d’une perte anormale de cheveux anagènes ;
  • L’effluvium télogène qui est une perte de plus de 100 cheveux par jour au terme de la phase de repos.

Globalement, on estime qu’une perte de cheveux est pathologique lorsque le nombre de cheveux perdus par jour est supérieur à 100 ou lorsqu’une zone du cuir chevelu perd plus rapidement que le reste du crâne. On parle alors d’alopécie.

A noter que les dermatologues différencient les pertes de cheveux :

  • Diffuses lorsqu’elles concernent l’ensemble du cuir chevelu ;
  • Localisées lorsqu’elles concernent uniquement certaines zones.

Les pertes de cheveux « passagères » sont également distinguées des pertes dites « durables ».  Parmi ce dernier type d’alopécie, les plus fréquentes sont les alopécies androgéniques.


Quelle cause ?

La cause la plus fréquente d’alopécie est l’alopécie androgénique. Cette dernière est une affection androgéno-dépendante héréditaire qui peut affecter jusqu’à 80% des hommes blancs de plus de 70 ans, et près de la moitié des femmes.

Les autres causes d’alopécie fréquentes sont : les médicaments (par exemple les chimiothérapies), les infections (par exemple la teigne du cuir chevelu), les troubles systémiques (par exemple le lupus érythémateux disséminé), la pelade, un traumatisme (trichotillomanie, radiothérapie, brûlures, etc.), une infection mycosique ou un stress physique (chirurgie, pathologie grave, perte de poids soudaine, grossesse, etc.).

Plus rarement, la perte de cheveux peut être induite par :

  • Une anomalie primitive du cheveu ;
  • Une maladie auto-immune ;
  • Un empoisonnement aux métaux lourds ;
  • Une affection dermatologique rare.