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Les glycogénoses sont des affections rares caractérisées par une surcharge en glycogène au niveau des organes. Ces pathologies sont d’origine génétique et dues à un déficit des enzymes responsables du métabolisme du glycogène dans l’organisme. Bien que les symptômes soient variables selon le patient et le type de glycogénose, on observe souvent une hypoglycémie et une myopathie. Le diagnostic nécessite un examen d’imagerie, l’IRM, ou une biopsie. Une analyse génétique permet de confirmer les résultats. Généralement, la prise en charge repose sur une supplémentation diététique à base de fécule de maïs pour les formes hépatiques, et une abstention de toute activité physique pour les formes musculaires.

Définition de ces pathologies

Qu’est-ce qu’une glycogénose ?glycogenoses-maladie-hereditaire-symptomes

Les glycogénoses sont des maladies héréditaires dues à un déficit en l’une des enzymes responsables du métabolisme du glycogène. Autrement dit, sa synthèse, sa dégradation ou son utilisation sont affectées. Finalement, le glycogène n’est plus fourni aux cellules qui en ont besoin, et s’accumule dans l’organisme, notamment au niveau du foie, du cœur, des reins et des muscles.

En effet, après un repas, de grande quantité de sucre arrive dans le sang, et provoque une augmentation de la glycémie. Une hormone (l’insuline) permet de limiter cette élévation en stockant le glucose sous forme de glycogène dans certaines cellules dont celles du foie, des muscles et des reins. Ainsi, lorsque la glycémie décline plusieurs heures après un repas, les cellules peuvent toujours assurer le fonctionnement de l’organisme en déstockant le glycogène, en le dégradant en glucose, pour le cerveau par exemple. Dans les glycogénolyses, c’est cette dernière étape de déstockage et de dégradation qui est impactée.

Selon l’enzyme concernée par le déficit, on différencie plusieurs types de glycogénoses, mais deux grands types sont les plus fréquents :

  • La glycogénose de type 1, aussi appelée maladie de Von Gierke, est la forme la plus répandue de glycogénose. Elle est caractérisée par un déficit en glucose-6-phosphatase, et se traduit par une surcharge progressive du foie en glycogène. Les patients souffrent d’hypoglycémie et d’un retard de croissance et de la puberté ;
  • La glycogénose de type 2, ou maladie de Pompe, débute rapidement après la naissance, et affecte principalement les muscles à cause d’un déficit en phosphorylase musculaire. Le plus souvent, elle se traduit par une faiblesse musculaire, un gros cœur et une surcharge du foie en glycogène. D’autres formes de la maladie se focalisent uniquement aux muscles.

À savoir ! D’un point de vue clinique, les glycogénoses, même à l’intérieur d’un même type, sont très hétérogènes.

Dans la majorité des cas, les glycogénoses sont dites « autosomiques récessives ».

Pour rappel, un chromosome est un élément microscopique constitué de molécules d’ADN. Il contient donc les gènes, supports de l’information génétique qui sont transmissibles à la descendance. Les chromosomes vont par paire. Tout individu sain dispose de 23 paires de chromosomes. La paire 23 contient les chromosomes sexuels qui déterminent le sexe de l’individu qui les porte : XX chez une femme, et XY chez un homme.  Enfin, les chromosomes d’une même paire sont identiques, autrement dit, ils portent les mêmes gènes. Ainsi, il n’existe pas une version d’un même gène, mais deux, on parle d’allèle.

On parle de transmission récessive lorsque l’anomalie génétique responsable de la maladie affecte les deux copies du gène impliqué. Autrement dit, un individu peut être porteur de l’anomalie (sur l’une des deux copies du gène) sans que celle-ci ne s’exprime. La maladie se manifeste uniquement lorsque les deux copies sont anormales.

Le terme « autosomique » signifie que l’anomalie génétique porte sur un chromosome non sexuel.

Les glycogénoses sont des maladies génétiques rares puisqu’on estime qu’un individu pour 25 000 naissances est concerné.