massage du poignet à cause des rhumatismes

Les rhumatismes sont souvent considérés, à tort, comme des maux liés exclusivement au vieillissement. Contrairement aux idées reçues, les maladies rhumatismales peuvent aussi concerner les jeunes. En réalité, il existe plusieurs types de rhumatismes (inflammatoires comme l’arthrite ou non inflammatoires comme l’arthrose). Tous caractérisés par une douleur dont la localisation, l’intensité et le traitement varient en fonction de l’origine.

Définition et symptômes

thérapeute manipulant une zone sensible d'un patient à cause des rhumatismesQu’est-ce qu’une articulation ?

On peut définir simplement une articulation comme étant un organe de liaison entre deux os voisins afin de permettre le mouvement.

Chaque extrémité d’un os, appelée « épiphyse », est recouverte d’un cartilage. Les deux os sont unis par une cavité close : la cavité articulaire. Cette dernière est tapissée d’une membrane interne (tissu synovial) permettant de faciliter les mouvements de l’articulation grâce au liquide lubrifiant qu’elle contient (la synovie).

Autour de l’articulation, des tendons viennent s’insérer, et relient l’articulation aux muscles qui la commande. Des ligaments permettent également de relier les os entre eux. Il existe parfois des « amortisseurs » entre les os, par exemple au niveau des genoux, on parle de ménisques.

Ainsi, selon l’origine du rhumatisme (cartilagineuse, synoviale ou musculaire) les symptômes et la douleur sont différents.

Qu’est-ce qu’un rhumatisme ?

Le terme rhumatisme vient du grec « rheuma » qui veut dire « l’eau qui coule ». Cette appellation fait référence à l’interprétation d’un rhumatisme dans la médecine antique : ce trouble était, en effet, expliqué comme étant l’écoulement des humeurs du corps.

À savoir ! La théorie des humeurs est l’une des bases de la médecine antique. Selon elle, le corps humain est composé de quatre éléments fondamentaux : l’air, le feu, l’eau et la terre, avec quatre qualités possibles : chaud, froid, sec ou humide. Ces éléments doivent coexister pour qu’une personne soit en bonne santé. En cas de déséquilibre mineur, on parle de « sautes d’humeur », et en cas de déséquilibre majeur, on parle de maladie.

Les rhumatismes, ou plus généralement les maladies rhumatismales (par exemple l’arthrose) sont fréquentes. En France, on estime qu’environ 15 millions de personnes en souffrent. Et, contrairement aux idées reçues, un rhumatisme ne touche pas uniquement les personnes plus âgées. Cette pathologie affecte également les jeunes.

Le mot rhumatisme est un terme générique qui désigne, en réalité, plus de 200 pathologies d’origines différentes. Leur point commun est l’atteinte des os, des articulations ou des parties molles.

On distingue deux grands types de rhumatismes : les rhumatismes inflammatoires et les rhumatismes non inflammatoires.

Parmi les rhumatismes dits inflammatoires, on trouve toutes les formes d’arthrite (inflammations articulaires de diverses origines), de spondylarthrite (affection de la colonne vertébrale et des articulations) et de collagénoses (maladies affectant le tissu conjonctif, par exemple la sclérodermie, le syndrome de Sjögen ou le lupus érythémateux disséminé).

Au sein des rhumatismes non inflammatoires, on regroupe l’arthrose (maladie dégénérative des articulations), les arthropathies cristallines (dont la goutte), les maladies rhumatismales des parties molles, les pathologies osseuses (comme l’ostéoporose) et les douleurs dorsales qui ne sont pas d’origine inflammatoire. L’arthrose affecte souvent les grosses articulations comme celle du genou ou de la hanche. Cette pathologie concerne surtout les personnes âgées, les individus en surpoids, les femmes en post-ménopause et les sportifs.

Quels sont les symptômes ?

La douleur est toujours le symptôme principal des rhumatismes. Leur localisation et leur intensité dépendent directement de la cause.

Les complications liées aux rhumatismes dépendent aussi de leur origine. Elles peuvent impliquer une limitation de la mobilité et des déformations articulaires, en plus des répercussions psychologiques de la douleur.