La semaine santé en bref #51

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Rédigé par Estelle B. et publié le 21 novembre 2019

Chaque semaine, Santé Sur le Net choisit pour vous 5 actualités santé, à ne pas rater !

brèves santé

Semaine mondiale d’alerte sur le bon usage des antibiotiques

Les autorités de santé publique ont publié cette semaine, à l’occasion de la semaine mondiale d’alerte sur le bon usage des antibiotiques, la synthèse annuelle sur la consommation d’antibiotiques et l’antibiorésistance en France. Cette synthèse est la quatrième publiée depuis 2016. Elle révèle que 728 tonnes d’antibiotiques destinés à la santé humaine et 471 tonnes destinés à la santé animale ont été vendues en France au cours de l’année 2018. Pour la santé humaine, plus de 90 % des antibiotiques sont prescrits en ville, et seulement 7 % dans les établissements de santé. Pour la santé animale, la majorité des antibiotiques ont été dispensés à des animaux destinés à la consommation humaine. Même si la consommation d’antibiotiques en France tend à baisser, des progrès restent à faire pour en améliorer l’usage chez l’homme comme chez l’animal.

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20 novembre, journée mondiale contre l’herpès

Le 20 novembre a lieu la journée mondiale contre l’herpès. A cette occasion, une enquête a été publiée sur l’herpès labial récidivant et ses conséquences sur la qualité de vie. Cette enquête menée auprès de 300 patients et 366 médecins généralistes révèle que 40 % des Français présentent au moins un épisode d’herpès labial au cours de leur vie, et 15 % souffrent d’herpès labial récidivant. Les personnes atteintes d’herpès labial récidivant présentent  en moyenne 3 à 4 poussées d’herpès chaque année, ces poussées ayant des conséquences parfois importantes sur le plan physique, émotionnel et social.

Lire aussiUn site dédié à l’herpès labial !

Une grande enquête nationale sur l’impact de l’autisme, des TDAH et des troubles DYS

En 2018, le gouvernement français a lancé une stratégie nationale pour l’autisme et les troubles neurodéveloppementaux, tels que les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles DYS (dyslexiques, dyspraxiques, dysphasiques, dyscalculiques, dysorthographiques) ou la déficience intellectuelle. L’objectif de cette stratégie est d’améliorer la vie quotidienne des enfants et des familles touchés par ces problèmes de santé. Pour définir au mieux les actions à mener, la délégation interministérielle autisme et neuro-développement vient de lancer une étude d’impact destinée à mieux évaluer les besoins des patients. Chacun peut désormais répondre à cette enquête, menée par IPSOS, à partir du lien suivant : Cliquez ici. L’enquête sera ensuite reconduite d’année en année jusqu’en 2022.

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Contamination bactérienne de lots de désinfectants

Cette semaine, l’ANSM a demandé aux utilisateurs de ne plus utiliser les produits désinfectants Surfa’safe premium et ses déclinaisons, ainsi qu’Opaster Anios, produits par les Laboratoires Anios. Plusieurs lots de ces produits désinfectants, généralement utilisés dans les établissements de santé et les cabinets médicaux, pourraient être contaminés par des bactéries issues du réseau d’eau de l’usine de production. L’ANSM a demandé aux laboratoires Anios de procéder à des tests microbiologiques sur tous les autres produits de la gamme. Les bactéries détectées présentent un risque faible d’infection pour la population générale, mais elles peuvent entraîner des infections opportunistes chez les patients immunodéprimés.

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Du nouveau sur les cas de cancers pédiatriques autour de Ste Pazanne

Dans sept communes autour de Sainte Pazanne en Loire Atlantique, des cas de cancers pédiatriques ont été notifiés depuis 2015 aux autorités de santé publique. Cette semaine, suite à la publication par Santé Publique France des résultats de l’enquête épidémiologique, s’est réuni le comité de suivi sur les cancers pédiatriques à Sainte Pazanne. Les analyses menées jusqu’ici n’ont pas permis de mettre en évidence un facteur environnemental commun, capable d’expliquer l’excès de cancers pédiatriques dans cette région. Des investigations complémentaires, notamment des examens cliniques à Angers, vont être menées, en particulier autour de l’école privée Notre-Dame-de-Lourdes à Ste Pazanne. Les résultats devraient être connus d’ici début 2020.

Lire aussiComment expliquer l’évolution du cancer chez l’enfant en 20 ans ?

Rendez-vous la semaine prochaine, pour les prochaines actualités du monde de la santé !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

  • c. Bougel says:

    Dans le cadre du rappel des produits désinfectants Surfa’safe premium et de l’Opaster Anios, certains responsables hospitaliers et articles de presse reprochent aux distributeurs de la marque un manque de communication et d’information.
    Il faut cependant relever que la plupart de ces distributeurs n’ont été informés officiellement du problème qu’à partir du 11 Novembre (soit une semaine après la fermeture de l’usine) et que bon nombre ne l’ont été que le 15 Novembre.

    Dans les documents fournis à ses distributeurs, la société Anios indique :
    “Les produits détergents, détergent désinfectants ou désinfectant relèvent de la réglementation des produits dangereux … ils doivent être pris en charge et détruits par une société agréée …
    La société organisera avec vous le passage d’un transporteur à une date qu’il vous convient pour la collecte des produits que vous aurez préalablement récupérer auprès de vos clients utilisateurs”.

    La société Anios indique donc que les produits concernés doivent être transportés par une société spécialisée (ou qui accepte ce type de produits), mais elle laisse ses distributeurs se débrouiller pour les récupérer à droite et à gauche …

    Les distributeurs sont donc mis dans une situation sympathique :
    S’ils récupèrent les produits de leurs clients en passant eux aussi par une société spécialisée, les frais logistiques seront très importants.
    S’ils récupèrent les produits de leurs clients en passant par un transporteur classique, les frais logistiques seront moindres, mais ils enfreindront alors les règles et s’exposent en cas de problème à des poursuites et frais divers de la part du transporteur.
    Dans les deux cas, Il n’est même pas certain que ces frais logistiques leur seront remboursés (cet aspect ne figurant dans aucun des documents fournis par Anios à ses distributeurs).

    Ce rappel aura au moins eu pour avantage de montrer aux distributeurs toute la considération que leur porte ce fabricant leader dans son domaine.

    Reply
  • c. Bougel says:

    Dans le cadre du rappel des produits désinfectants Surfa’safe premium et de l’Opaster Anios, certains responsables hospitaliers et articles de presse reprochent aux distributeurs de la marque un manque de communication et d’information.
    Il faut cependant relever que la plupart de ces distributeurs n’ont été informés officiellement du problème qu’à partir du 11 Novembre (soit une semaine après la fermeture de l’usine) et que bon nombre ne l’ont été que le 15 Novembre.

    Dans les documents fournis à ses distributeurs, la société Anios indique :
    “Les produits détergents, détergent désinfectants ou désinfectant relèvent de la réglementation des produits dangereux … ils doivent être pris en charge et détruits par une société agréée …
    La société organisera avec vous le passage d’un transporteur à une date qu’il vous convient pour la collecte des produits que vous aurez préalablement récupérer auprès de vos clients utilisateurs”.

    La société Anios indique donc que les produits concernés doivent être transportés par une société spécialisée (ou qui accepte ce type de produits), mais elle laisse ses distributeurs se débrouiller pour les récupérer à droite et à gauche …

    Les distributeurs sont donc mis dans une situation sympathique :
    S’ils récupèrent les produits de leurs clients en passant eux aussi par une société spécialisée, les frais logistiques seront très importants.
    S’ils récupèrent les produits de leurs clients en passant par un transporteur classique, les frais logistiques seront moindres, mais ils enfreindront alors les règles et s’exposent en cas de problème à des poursuites et frais divers de la part du transporteur.
    Dans les deux cas, Il n’est même pas certain que ces frais logistiques leur seront remboursés (cet aspect ne figurant dans aucun des documents fournis par Anios à ses distributeurs).

    Ce rappel aura au moins eu pour avantage de montrer aux distributeurs toute la considération que leur porte ce fabricant leader dans son domaine.

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