SOPK : quelles solutions naturelles pour soulager les douleurs ?

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Rédigé par Camille V. et publié le 22 janvier 2024

Le SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques est une maladie qui touche de nombreuses femmes. Il perturbe leur quotidien et augmente le risque de cancer de l’endomètre. Voici les solutions naturelles pour soulager les douleurs du SOPK.

SPOK quelles solutions naturelles

À propos du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le SOPK est le principal facteur d’infertilité chez les femmes (1 sur 10 en âge de procréer). Il engendre des perturbations métaboliques (surpoids, dyslipidémie, hypertension artérielle, trouble de la glycémie), de l’hirsutisme et des douleurs pelviennes intenses. Il affecte aussi la santé mentale, pouvant mener à la dépression. Les traitements incluent des options médicamenteuses pour l’hirsutisme et des approches médicales pour améliorer la fertilité. Cependant, la prise en charge reste principalement symptomatique, s’appuyant sur des anti-inflammatoires et des antalgiques. Le tout associé à une bonne hygiène de vie et un suivi psychologique.

Une alimentation équilibrée et anti-inflammatoire pour soulager les douleurs du SOPK

Adopter une alimentation anti-inflammatoire par des fruits et légumes, des légumineuses, des graines de lin et des poissons gras pourrait permettre d’atténuer les douleurs associées au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Ces aliments peuvent aider à réguler les niveaux d’inflammation dans le corps et les symptômes douloureux du SOPK. La naturopathie permet d’obtenir un accompagnement personnalisé et des conseils diététiques adaptés. Évidemment, en cas de perturbation métabolique (hypertension, diabète) le régime alimentaire sera davantage encadré par un professionnel médical. Il est tout à fait possible de consommer des compléments alimentaires afin d’obtenir une action plus forte et plus rapide, sous réserve d’un avis médical.

  • La vitamine D joue un rôle anti-inflammatoire. Elle permet aussi de baisser le taux de testostérone par son action directe sur la régulation hormonale. Elle peut être indiquée comme traitement naturel de l’hirsutisme. L’exposition au soleil favorise aussi la production de vitamine D. Elle se trouve principalement dans les poissons gras, le jaune d’œuf et le chocolat noir.

 

  • L’inositol ou Vitamine B7 peut être considéré comme le traitement naturel de référence du SOPK. Elle régule la glycémie, contrôle le cholestérol et aide à la croissance cellulaire. Elle peut aussi soutenir les fonctions ovariennes. L’inositol se trouve essentiellement dans les céréales complètes, les agrumes, le melon et les légumineuses (lentilles, haricots, fèves, etc.)

 

  • Les antioxydants sont naturellement présents dans divers aliments. Ils englobent des vitamines telles que A, C, E, des polyphénols, caroténoïdes, bioflavonoïdes, ainsi que des oligo-éléments tels que zinc, manganèse et sélénium. Ils assurent le bon fonctionnement de l’organisme en protégeant les cellules des dommages causés par les radicaux libres. Ils permettent ainsi de limiter l’inflammation dans le corps.

 

  • La phytothérapie pourrait permettre de réguler certains symptômes liés au SOPK comme la régulation de l’insuline, la réduction de follicules et l’amélioration des cycles menstruels. Le curcuma, par exemple, possède des propriétés anti-inflammatoires et le gattilier démontre des effets positifs sur les cycles menstruels.

La gestion du stress par la méditation et le yoga pour soulager le SOPK

La gestion du stress revêt une importance capitale dans l’atténuation des symptômes du SOPK, notamment les douleurs qui peuvent être exacerbées par le stress. Parmi les diverses approches, la méditation et le yoga émergent comme des outils efficaces. Ces pratiques régulières contribuent à équilibrer les hormones, à améliorer la qualité du sommeil et à promouvoir un bien-être général chez les femmes atteintes du SOPK.

La méditation, axée sur la pleine conscience, permet de calmer l’esprit et de réduire les réponses au stress. Tandis que le yoga offre une combinaison unique de postures, de mouvements fluides et de techniques respiratoires qui favorisent la détente physique et mentale. En travaillant sur la réduction du cortisol, l’hormone du stress, le yoga et la méditation proposent une approche holistique améliorant ainsi la qualité de vie globale des femmes touchées par ce syndrome. Certaines postures de yoga peuvent être pratiquées pendant le cycle menstruel, permettant ainsi de soulager les douleurs abdominales.

Rédigé par Camille V.

Sources
– Un trouble fréquent, première cause d’infertilité féminine. www.inserm.fr. Consulté le 18 janvier 2024.
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