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Les troubles obsessionnels compulsifs ou TOC sont des comportements irraisonnés, répétitifs et incontrôlables affectant environ 2% de la population, et le plus souvent, des jeunes, voire des enfants. Ce trouble psychiatrique est apparenté aux troubles anxieux et aux névroses. Ces obsessions ont la particularité de se focaliser sur des thèmes précis comme la saleté ou le sexe, par exemple. Des traitements médicamenteux et une prise en charge psychiatrique et psychologique (thérapies cognitivo-comportementales) permettent de soulager certains patients.

Définition d’un TOC

Qu’est-ce qu’un trouble obsessionnel compulsif ?

Les troubles obsessionnels compulsifs sont classés parmi les troubles anxieux graves, autrement dit des maladies psychiques fréquentes qui impactent fortement la vie quotidienne.

Les symptômes (obsessions et compulsions) peuvent beaucoup varier d’un patient à un autre, cependant un thème prépondérant est toujours présent pour un même malade.

Les troubles obsessionnels compulsifs sont fréquents puisqu’entre 2 et 3% des Français en souffre, et débutent généralement avant l’âge de 25 ans. Bien que l’origine de ces troubles ne soit pas connue, plusieurs facteurs favorisants ont été identifiés :

  • Génétiques. Les patients ont souvent un proche qui souffre également de TOC ou de troubles anxieux ;
  • Neurophysiologiques (liés au fonctionnement cérébral) ;
  • Auto-immuns (dérèglement du système immunitaire) ;
  • Psychotraumatiques (liés à un traumatisme ou à un stress important).

Les différents types de TOC

Selon le thème de l’obsession, on distingue donc plusieurs types de troubles.

1 – L’obsession de la saleté et la compulsion du lavage

Ce type de TOC touche plus volontiers les femmes.

La saleté et la contamination par des germes (virus ou bactéries) est l’objet de la crainte du patient. Il en découle donc un rituel comprenant de multiple lavages des mains (50 à 100 fois par jour), plusieurs toilettes et une désinfection du domicile plusieurs fois par jour. Il existe aussi divers comportements d’évitement : serrage de main, embrassades, contact avec des objets ou lieux considérés à risque.

2 – L’obsession de l’oubli ou de l’erreur et la compulsion de vérification

Ce type de TOC est plus souvent observé chez les hommes.

Il se traduit par une peur d’avoir fait une erreur ou oublier quelque chose pouvant avoir des conséquences néfastes sur le patient ou son entourage. Cette obsession engendre des rituels de vérification, tels que :

  • Se relever plusieurs fois la nuit pour vérifier que la porte (ou le gaz) est bien fermée ;
  • Demander plusieurs fois confirmation sur des faits ;
  • Surveiller ses propres mots ou pensées, convaincu qu’ils pourraient engendrer une catastrophe.
3 – L’obsession de l’ordre et la compulsion du rangement

Le patient est obsédé par l’ordre et la symétrie. Les compulsions associées sont : le rangement permanent des objets, la réalisation de tâche dans un ordre précis, le rangement selon des codes (couleur par exemple).

4 – L’obsession de jeter un objet utile et la compulsion de l’accumulation

Dans ce type de TOC, le patient a peur de se séparer d’un objet qu’il pourrait regretter par la suite. La compulsion associée est donc l’accumulation d’objets inutiles (sans valeur monétaire ou affective) qui se traduit par un entassement de détritus, par exemple.

5 – L’obsession du corps et la compulsion du camouflage

Ce TOC se traduit par une impression obsédante à propos d’une partie de son propre corps. Le patient se regarde alors sans cesse dans le miroir et passe énormément de temps à cacher (maquillage, vêtement, etc.) son « défaut ».

6 – L’obsession de la transgression et la compulsion du repentir

Le patient atteint de ce type de TOC est submergé de pensées répétitives à caractère violent, sexuel ou blasphématoire. Il ressent de l’horreur et du dégoût. Le patient a peur de commettre un acte immoral ou criminel.

Les compulsions ne sont pas systématiques. Quand elles sont présentes, elles se manifestent par des formules, des prières ou des gestes rituels. Le patient peut aussi chercher du réconfort auprès de ses proches en demandant jusqu’à 500 fois par jour si il a commis tel ou tel acte.