thrombopénie-chute-plaquettes-sang

Une thrombopénie est une diminution anormale du nombre de plaquettes contenues dans le sang. Cette anomalie est visualisée lors d’une numération de la formule sanguine ou NFS. Les plaquettes interviennent dans le processus de coagulation sanguine, leur diminution expose donc à un risque d’hémorragie. Les manifestations sont les pétéchies, un purpura ou un saignement muqueux. Le traitement dépend de sa cause, et consiste à traiter le trouble sous-jacent à l’origine de la thrombopénie.

Définition et symptômes

Qu’est-ce qu’une thrombopénie ?

thrombopénie-symptomesLes plaquettes (ou thrombocytes) sont des fragments cellulaires élaborés dans la moelle osseuse qui jouent un rôle dans la coagulation et la cicatrisation des tissus. Autrement dit, elles permettent de stopper les hémorragies.

On parle de thrombopénie lorsque le nombre de plaquettes dans le sang est inférieur à 150 Giga par litre. Cette affection peut être à l’origine de quelques symptômes sans gravité lorsque la diminution plaquettaire est légère, ou au contraire, extrêmement graves lorsque la perte plaquettaire est plus importante.

Les causes de thrombopénies sont nombreuses. Une thrombopénie peut s’expliquer par :

  • Une diminution de la production plaquettaire au niveau de la moelle osseuse (thrombopénie centrale) à cause d’une leucémie, d’un myélome, d’un lymphome ou d’un cancer, d’une infection virale comme le VIH ou l’hépatite C, de la consommation excessive d’alcool, d’une chimiothérapie, etc. A noter qu’il existe aussi de rares cas de thrombopénies héréditaires (syndrome de Fanconi-Zinsser, maladie de Wiskott-Aldrich, thrombopathie de Bernard-Soulier, maladie de May-Hegglin, maladie de Fanconi).
  • Une destruction excessive des plaquettes présentes dans la circulation sanguine (dont majoritairement des thrombopénies immunologiques, avec production d’anticorps dirigés contres les plaquettes).

L’éventail de ce type de thrombopénies est très large : purpura thrombopénique idiopathique (maladie auto-immune), infectieuses (VIH, hépatites, rubéole, varicelle, rougeole), associées à une maladie auto-immune comme le lupus ou le syndrome de Sjögren, induites par une affection hématologique (leucémie ou lymphome), médicamenteuses (héparine, quinine, aspirine, etc.), post-transfusionnelles (lorsque le receveur de la transfusion ne possède pas l’antigène plaquettaire présent chez la majorité des individus).

  • Une consommation excessive des plaquettes

Il existe beaucoup de pathologies impliquées, l’hémangiome géant par exemple, avec une séquestration de plaquette dans l’angiome. Mais également : les infections bactériennes et parasitaires (septicémies, tuberculose, paludisme, etc.), le port d’une prothèse cardiaque, les cancers métastatiques, certaines leucémies aiguës, la grossesse, etc.

  • Par hypersplénisme. Les plaquettes sont piégées dans la rate se traduisant par une hypertrophie de la rate. Dans ce cas, la thrombopénie est rarement profonde, et n’entraîne pas de symptôme ou risque hémorragique.

Quels symptômes ?

À savoir ! Les symptômes se manifestent généralement au-dessous de 50 000 par microlitre.

Plusieurs symptômes peuvent évoquer une diminution du nombre de plaquettes :

  • Un saignement prolongé en cas de blessure ou coupure ;
  • Une infiltration de sang sous la peau ou pétéchies qui se traduisent par la présence de petites taches rouges violacées sur la peau ;
  • La présence de sang dans les urines ou dans les selles ;
  • Un saignement du nez ou des gencives ;
  • Des menstruations anormalement abondantes ;
  • Une hypertrophie de la rate, on parle de splénomégalie ;
  • Une fatigue importante.

En cas de thrombopénie sévère (nombre de plaquettes inférieur à 20 000/microlitre), le risque d’hémorragie des muqueuses et des viscères est important. L’hémorragie cérébrale est le principal danger, car elle peut rapidement engager le pronostic vital du patient.

De manière générale, une hospitalisation est nécessaire :

  • Lorsque la thrombopénie est très sévère, moins de 20 000 plaquettes par microlitre ;
  • En présence de saignements de nez (épistaxis) ou de gencives (gingivorragies), de bulles hémorragiques buccales, d’hémorragies rétiniennes ;
  • En cas de traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire.