La dépendance à l’alcool


Rédigé par Charline D., publié le 1 juin 2017 et mis à jour le 17 février 2022

dépendance à l'alcool

L’alcool est une substance psychoactive résultant de la fermentation ou de la distillation de fruits ou de grains contenant des sucres. À ce titre, l’alcool est capable de modifier le comportement, les humeurs et les perceptions de ses utilisateurs. Par ailleurs, l’alcool est un produit psychoactif dont l’utilisation chronique (sur une longue période) peut entraîner une dépendance, on parlera alors de dépendance à l’alcool, d’alcoolisme ou d’éthylisme chronique.

Définition et symptômes

Qu’est-ce qu’une dépendance à l’alcool ?

Une dépendance à l’alcool est définie comme étant une addiction à l’alcool se traduisant par le besoin, l’envie compulsive ou encore la nécessité pour une personne de boire de l’alcool, associé à l’incapacité pour le sujet d’assurer ses tâches quotidiennes.

Bien entendu, on distingue plusieurs types de consommation alcoolique allant de l’usage simple à la dépendance. Pour chacun de ces usages, il existe une approche préventive afin d’éviter que le consommateur ne rentre dans une phase d’alcoolodépendance :

Le non-usage

Le non-usage ou abstinence est défini comme l’absence de consommation d’alcool.

L’usage simple

Un usage simple ou à faible risque correspond à une consommation à la fois sans risque pour la santé et inférieure aux seuils recommandés en France. L’unité de mesure permettant de définir des seuils de risque est le verre standard.

Un verre standard correspond à une quantité d’alcool pur de 10 grammes, soit environ équivalant à 10 cl de vin ou 25 cl de bière.

equivalences-boissons-alcoolisees

Les seuils recommandés sont facilement mémorisables par la règle du 2-3-4-0 ! Correspondant à pas plus 2 verres pour les femmes, 3 pour les hommes, 4 ponctuellement et 0 pour un jour sans consommation.

Le mésusage

Le mésusage rassemble tous les types d’usages qui entraînent des conséquences néfastes ou négatives pour son utilisateur. Par définition, le mésusage de l’alcool comprend l’usage à risque et la dépendance à l’alcool.

schéma alcoolodependance

 

L’usage à risque

C’est la forme la moins sévère de mésusage. L’usage à risque ne donne pas de symptôme mais il est susceptible d’induire des dommages à plus ou moins long terme. Le risque est cumulatif, c’est-à-dire que plus l’usage d’alcool dans le temps est long et plus le consommateur s’expose à des dommages corporels ou psychologiques.

L’usage nocif

L’usage nocif d’alcool est caractérisé par une consommation induisant des dommages repérables au niveau du corps, de la psyché et de l’environnement social. A ce niveau d’usage, il est possible d’être en difficulté pour arrêter sa consommation d’alcool. Les conséquences d’un usage nocif d’alcool concernent les consommateurs mais aussi les proches et les tierces personnes. Les conséquences d’un usage nocif peuvent être :

  • L’aggravation ou la survenue de problèmes personnels, psychologiques ou sociaux ;
  • Des difficultés à remplir les obligations au travail, dans les études ou dans la famille ;
  • Des problèmes judiciaires répétés liés à la consommation de la substance (violence, conduite en état d’ébriété) ;
  • Le mésusage d’alcool malgré la conscience de ses effets néfastes

L’usage avec dépendance

L’alcoolodépendance est un mode d’utilisation inadaptée de l’alcool conduisant à une souffrance physique et psychique ayant un fort retentissement sur la vie de l’usager. Les manifestations de la dépendance sont :

  • L’apparition d’une tolérance à l’alcool : ce qui signifie que le consommateur doit augmenter les doses d’alcoolingérées pour retrouver un effet similaire ;
  • L’apparition d’un syndrome de sevrage: à l’arrêt de la consommation d’alcool, se présente comme un « manque physique » qui se traduit par l’apparition de symptômes comme de l’anxiété, des sueurs, une agitation, de la confusion, des insomnies, des tremblements et des convulsions. Un syndrome de sevrage alcoolique peut être mortel chez des patients très alcoolodépendants ;
  • Une grande perturbation des activités sociales, professionnelles et des loisirs à cause de l’alcool ;
  • Un désir persistant pour l’alcool associé à des efforts infructueux pour contrôler l’utilisation de la substance ;
  • L’usager alcoolodépendant consacre une grande partie de son temps soit à rechercher soit à consommer de l’alcool ;
  • La prise d’alcool est poursuivie bien que le consommateur ait conscience des conséquences négatives pour sa santé et son environnement.

Quels symptômes ?

L’alcool est une substance psychoactive ayant des effets sédatifs au même titre que des substances comme l’héroïne ou les benzodiazépines. Ces effets dépresseurs sur le cerveau sont associés à une altération du jugement de l’utilisateur et à une levée d’inhibitions. C’est pour cette raison que l’alcool peut être responsable de conduites et/ou de comportements à risque comme : des agressions, des violences familiales, des rapports sexuels à risque, la conduite en état d’ébriété et des suicides. Une partie des décès et troubles liés à l’alcool résultent de ces conduites à risque. L’alcool est impliqué dans près d’1/4 des décès survenant chez les jeunes âgés de 18-24 ans et d’1/3 des accidents mortels en voiture.

dépendance à l'alcool

L’alcool a des effets dits immédiats qui sont dépendants de la dose ingérée :

  • A faible dose : l’alcool est responsable d’un effet euphorisant et sédatif léger. L’alcool est aussi connu pour son effet désinhibant important ;
  • A dose plus importante : l’alcool est responsable d’une ivresse, qui se traduit le plus souvent par :
    • Une perte de coordination des mouvements ;
    • Une perte de l’équilibre ;
    • Une diminution accrue de la vigilance ;
    • Un temps de réaction allongé ;
    • Des troubles de la mémoire ;
    • Un état de somnolence ;
    • Altération du comportement ;
  • À très forte dose : l’alcool peut provoquer un coma éthylique. C’est la manifestation d’une intoxication sévère à l’alcool entraînant une chute de la tension artérielle associée à une baisse de la température corporelle. De plus, le coma éthylique abolit le réflexe vomitif ce qui en fait une affection potentiellement mortelle nécessitant une prise en charge médicale d’urgence.

Lalcool a aussi des effets à plus long terme puisque c’est un produit ayant une toxicité propre qui altère l’organisme au cours du temps.

cirrhose du foie
Lésions irréversibles et diffuses du foie

 

De nombreux effets de l’alcool concernent le foie, car c’est l’organe qui filtre et élimine l’alcool de l’organisme. Le foie possède d’importantes capacités de régénération, mais une exposition trop importante et pendant une longue période est responsable de maladies hépatiques (maladies qui touchent le foie).

  • L’alcool est une substance psychoactive entraînant une dépendance ;
  • L’alcool entraîne une altération du système digestif avec :
    • La cirrhose alcoolique : correspond à un ensemble de lésions irréversibles et diffuses du foie. Dans cette maladie, les tissus hépatiques sont remplacés par de la fibrose qui déforme l’architecture du foie et forme des nodules. Lorsque le foie est cirrhotique, il ne peut plus assurer normalement ses fonctions. Une cirrhose hépatique est toujours définitive et ne régresse pas. De plus, un foie cirrhotique est un facteur très prédisposant à d’autres maladies comme le cancer du foie.
    • La stéatose alcoolique : qui correspond à une accumulation de graisses dans le foie. Si le foie doit éliminer des quantités trop importantes d’alcool au cours du temps, il va stocker une partie des graisses et devenir « un foie gras ». Une insuffisance hépatique peut en résulter. Elle a pour conséquence d’importants troubles dans tout l’organisme (sur la digestion, la coagulation, la nutrition, le diabète).
    • Une hépatite aiguë alcoolique : qui correspond à une destruction massive et rapide des cellules du foie mettant en jeu le pronostic vital du patient à court terme.
    • Des gastrites : qui sont des inflammations chroniques de la paroi de l’estomac. Cette maladie peut être responsable d’importantes douleurs gastriques.
    • Des pancréatites : qui sont des inflammations aiguës du pancréas amenant à sa destruction irréversible. Les pancréatites aiguës sont aussi des urgences médicales mettant en jeu le pronostic vital du patient.
  • L’alcool et les troubles psychiatriques :
    • Dépression
    • Anxiété sévère et chronique
    • Troubles comportementaux
    • Confusions, délires, convulsions
  • L’alcool et le cerveau : 50 % des personnes alcoolodépendantes présentent des troubles dits « cognitifs » (perte de la mémoire, altération de la parole, perte de contrôle du mouvement) qui sont les signes d’une atteinte des tissus du cerveau. Certaines pathologies neurologiques sont très caractéristiques d’une intoxication chronique à l’alcool :
    • Le syndrome de Korsakoff : définit par une perte massive de matière grise (neurones) au niveau du cerveau. Cette altération est causée par un déficit important en vitamine B1 qui est une vitamine essentielle au fonctionnement neuronal et qui est utilisée en grande quantité pour éliminer l’alcool au niveau du foie.
    • Une polynévrite alcoolique : l’éthylisme chronique peut provoquer une inflammation et une détérioration des nerfs de l’organisme, ce qui cause d’importantes douleurs au niveau des membres.
  • L’alcool et le cancer : l’alcool est un facteur de risque dans la quasi-totalité des cancers. On lui attribue près de 10 % des décès par cette maladie, soit plus de 15 000 personnes par an en France. Fait important, l’alcool augmente le risque de cancer dès la consommation d’un seul verre standard par jour et ceux pour tous les types de cancers. Les maladies tumorales retrouvées le plus souvent chez les patients alcoolodépendants sont le  cancer des voies aérodigestives supérieures, le cancer du foie, le cancer colorectal et le cancer du sein.

Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Plusieurs structures spécialisées dans l’addiction réparties sur le territoire sont ouvertes à toute personne en difficulté avec leur consommation ainsi qu’à leur entourage. De plus, ces dispositifs sont complétés par des centres d’hébergement spécialisés dans l’accompagnement des individus avec des troubles addictifs. Toutes ces structures proposent des services gratuits et respectent la confidentialité.

Les CSAPA

Les CSAPA sont des centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie qui proposent des consultations pour toute personne souhaitant s’informer, faire le bilan ou entrer dans une démarche de soin lié à un trouble addictif. Les équipes pluridisciplinaires (médecins, psychologues, travailleurs sociaux etc.) proposent une écoute, des informations et une évaluation de la consommation. Ils peuvent également orienter le patient vers des établissements de soins adaptés à la dépendance.

Les CAARUD

Les CAARUD sont des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues qui accueillent toute personne en difficulté avec la consommation d’alcool et prennent en charge à la fois la dépendance et les troubles sociaux liés à l’addiction. Pour la dépendance, ils proposent des conseils personnalisés, la mise à disposition de matériel de prévention des risques et de réduction des dommages et un soutien à l’accès aux soins. En cas de difficultés sociales associées, les CAARUD sont un soutien pour l’accès aux droits, au logement et à l’insertion professionnelle.

Les CJC

Les CJC sont des consultations jeunes consommateurs qui s’adressent aux mineurs et aux jeunes majeurs. Ce sont des lieux pour dialoguer et échanger dès que les premières difficultés liées à la consommation ou à une conduite addictive (internet, jeux) apparaissent. Les consultations accueillent les jeunes usagers venant d’eux-mêmes ou adressés par un tiers (famille, médecin traitant, amis).

Adresses pour trouver le centre le plus proche de chez soi

Préalablement à la mise en place de tout traitement, les personnes alcoolodépendantes sont soumises à différentes évaluations qui permettront d’établir le stade de sévérité d’alcoolodépendance :

  • L’évaluation addictologique : qui permet de mesurer les consommations moyennes d’alcool et la fréquence des jours de forte consommation. Ces paramètres seront comparés à des échelles de sévérité de la dépendance afin d’établir un niveau de sévérité de la dépendance. Par ailleurs, cette évaluation recherche systématiquement l’addiction à d’autres substances (tabac, cannabis, etc.) ainsi que d’éventuelles addictions comportementales comme celles aux jeux d’argent.
  • L’évaluation des paramètres du corps : qui recherche toutes les conséquences possibles des effets de l’alcool sur l’organisme. Plus particulièrement cette évaluation concerne :
    • Les troubles neurophysiologiques
    • Les carences nutritionnelles
    • Les maladies alcooliques du foie
  • L’évaluation psychiatrique : Elle est indispensable, car environ 1 personne sur 3 souffrants d’alcoolisme chronique présente au cours de sa vie une affection psychiatrique.

Les professionnels de santé croisent les informations obtenues lors de tous ces bilans afin de proposer une intervention thérapeutique adaptée à la situation particulière de la personne alcoolodépendante.

Quel traitement ?

Un sujet alcoolodépendant ne peut pas contrôler sa consommation. En effet, la dépendance psychologique (craving) reflétée par le besoin compulsif de prendre de l’alcool couplé à la dépendance physique traduite par le syndrome de sevrage, conduit à une incapacité pour le patient à stopper sa consommation. C’est pour cette raison que l’alcoolodépendance nécessite une prise en charge médicale.

Des soins particuliers et adaptés prenant en compte à la fois la dépendance physique et psychologique doivent être mis en place. La prise en charge d’une addiction comme l’alcoolodépendance nécessite une approche pluridisciplinaire et globale afin de pouvoir traiter l’ensemble des composantes de la dépendance.

L’objectif principal de la prise en charge de l’alcoolodépendance est l’amélioration de la qualité de vie. Celle-ci peut passer par l’amélioration de la santé physique, psychologique, sociale et professionnelle. La multitude des domaines et les compétences requises pour un traitement efficace et global nécessitent l’intervention de différents professionnels de santé comme les médecins addictologues, les médecins généralistes, les travailleurs sociaux, les infirmières, les associations de patients, le personnel pénitentiaire ou encore les pharmaciens.

prise en charge de l'alcoolodépendance

L’amélioration de la qualité de vie des usagers alcoolodépendants passe par un changement important de la consommation d’alcool, que ce soit vers la réduction de la consommation ou l’abstinence. L’arrêt total de la consommation d’alcool a longtemps était considéré comme le seul objectif pour les personnes dépendantes, mais les récentes études montrent qu’une réduction de la consommation est un objectif tout à fait acceptable. Il a en effet été montré qu’une personne alcoolodépendante pouvait avoir une rémission stable sans abstinence.

Les interventions thérapeutiques dans la dépendance à l’alcool prennent en compte les trois composantes de l’addiction (triade de l’addiction) afin d’avoir une démarche globale de soin, la plus efficace possible. De plus, les traitements sont adaptés à la sévérité de la dépendance. Par ailleurs, un des points fondamentaux de la prise en charge de l’éthylisme chronique est la relation de confiance qui doit être instaurée entre le patient et les soignants.

Différentes méthodes sont utilisées dans cet objectif :

  • Favoriser le soutien de l’entourage

C’est une démarche augmentant considérablement les chances que l’individu sorte de sa dépendance à l’alcool. Pour cela, le personnel soignant peut apporter aux proches des informations médicales sur le mésusage de l’alcool, l’associer à la discussion des objectifs et stratégies thérapeutiques. Enfin, il est important de souligner le fait que l’addiction crée un enfermement chez l’usager car le produit devient le point essentiel de sa vie et qu’inévitablement le lien avec ces proches est altéré. La réintroduction du lien familial ou conjugal dans la vie d’une personne dépendante est donc une composante majeure dans la motivation et l’optimisation des chances de réussite du traitement de l’alcoolodépendance.

  • Les interventions psychosociales

En fonction de la sévérité de l’alcoolodépendance, une prise en charge hospitalière ou ambulatoire peut être proposée. Plusieurs démarches ont démontré leur efficacité dans la réduction de la consommation ou le sevrage de l’alcool :

  • Entretien motivationnel réalisé par un psychologue spécialisé et dont l’objectif est de renforcer la détermination du patient pour le reste de la démarche de soin.
  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) dispensée par un psychologue spécialisé ou un psychiatre. Cette démarche considère que l’alcoolodépendance est une réaction inadaptée qui est devenue le seul moyen de faire face à des situations difficiles. La thérapie consiste donc à modifier ce comportement qui s’est transformé en une habitude et d’acquérir d’autres comportements plus adaptés. Le professionnel de santé essaie d’apprendre au patient à reconnaître les situations à risque de consommation d’alcool pour les prévenir.
  • Le renforcement communautaire est une approche ayant pour objectif la reprise du travail et des activités sociales tout en étant suivi médicalement.

À savoir ! Une nouvelle démarche se base sur la pleine conscience. Cette prise en charge vise à porter son attention sur le moment présent et d’autre part à développer l’acceptation de son expérience qu’elle soit positive ou négative. Cette approche promeut le fait qu’une situation négative est toujours transitoire et que nos émotions ne donnent pas forcément un reflet fidèle de la réalité. La pleine conscience s’emploie donc à détacher le patient de son addiction et à lui montrer que celle-ci n’est pas une fatalité mais seulement négative et transitoire.

  • Les médicaments de l’alcoolodépendance

Les principaux objectifs des médicaments sont la prévention ou le traitement du syndrome de sevrage alcoolique, l’aide à la réduction de la consommation et l’aide au maintien de l’abstinence. Les médicaments représentent une aide pour soutenir la démarche du patient. On peut citer différents médicaments :

  • Les benzodiazépines (BZD) : molécules tranquillisantes qui sont indiquées dans la prévention du syndrome de sevrage. Largement utilisées, les BZD permettent de garder sous contrôle les symptômes du manque comme l’anxiété sévère et les convulsions de sevrage.
  • La naltrexone : agit en réduisant l’activation du circuit de la récompense induite par l’alcool au niveau du cerveau. Cette molécule diminue le « soulagement » après la prise d’alcool et donc participe à éviter les reprises et les rechutes de mésusage d’alcool.
  • La thiamine (vitamine B1) : est une supplémentation vitaminique essentielle dans la prise en charge de l’éthylisme chronique. En effet, les personnes dépendantes à l’alcool sont très souvent carencées en vitamine B1 et peuvent développer un syndrome de Korsacoff pouvant causer de graves lésions du cerveau.
  • Le baclofène : molécule de la prise en charge de l’éthylisme chronique, possède un double effet, la réduction de l’anxiété dans le sevrage et la réduction de la satisfaction liée à la consommation d’alcool.

Publié le 1 juin 2017. Mis à jour par Charline D., Docteur en pharmacie, le 1 juin 2017.

Sources
– Addict AIDE. addictaide.fr.
– Addictions. inserm.fr.
– Alcool et santé. ameli-sante.fr.