Cancer de l'endometre

Le cancer de l’endomètre (ou de la paroi utérine) est le plus répandu dans les pays industrialisés connus pour leurs alimentations trop riches en graisses. Rien qu’au Etats-Unis, ce cancer affecte une femme sur cinquante, et occupe le 4ème rang parmi les cancers les plus fréquents.

Définition et symptômes

Rappels anatomiquesCancer de l'endomètre

L’utérus est un organe creux en forme de poire. Il est situé dans la partie inférieure de l’abdomen féminin, entre la vessie et le rectum. La partie inférieure de l’utérus s’ouvre sur le vagin : c’est le col de l’utérus. La partie supérieure qui est plus large est le corps de l’utérus. Ce dernier communique avec les ovaires via les trompes de Fallope. Le corps utérin est constitué de deux couches de tissus : la couche interne appelée endomètre, et la couche externe, le myomètre.

Qu’est-ce qu’un cancer de l’endomètre ?

L’endomètre représente le revêtement interne de la paroi du corps utérin, au sein duquel se déroule la grossesse. On parle de cancer lorsqu’une cellule initialement normale se transforme et se multiplie de manière anormale jusqu’à former un amas cellulaire (tumeur).

Dans la majorité des cas, les cancers de l’endomètre se développent à partir d’une cellule localisée au niveau de l’épithélium de l’endomètre. Ceux sont les carcinomes.

En France, le cancer de l’endomètre est fréquent. En effet, c’est la 4ème cause de cancer chez la femme. Après le cancer du sein, celui de l’endomètre est le plus répandu parmi les cancers gynécologiques. En 2012, le nombre de nouveaux cas était estimé à 7275.

À savoir ! Le cancer de l’endomètre se manifeste généralement chez des femmes ménopausées qui ont entre 55 et 70 ans.

Quelle cause ?

Les causes des cancers de l’endomètre sont diverses : hormonales, génétiques, métaboliques (obésité, hypertension), médicamenteuses (tamoxifène).

Quel pronostic ?

Le pronostic du cancer de l’endomètre est d’autant moins favorable que la tumeur est étendue, de haute sévérité ou survenant chez un individu âgée.

Le cancer de l’endomètre est classé en plusieurs stades selon des critères histologiques (études des tissus atteints) et la capacité du cancer à s’étendre (l’extension est évaluée selon la profondeur des atteintes, l’atteinte cervicale et la présence de métastases extra-utérines).

Les taux de survie moyens à 5 ans après le diagnostic sont estimés entre :

  • 70 et 95% pour les stades 1 et 2 ;
  • 10 et 60% pour les stades 3 et 4.

En général, la survie à 5> ans, sans récidive, est d’environ 63%, tous stades confondus.

Quels symptômes ?

Un cancer de l’endomètre peut se traduire par diverses manifestations dont :

  • Des saignements vaginaux chez les femmes ménopausées ou des saignements en dehors des menstruations chez les femmes non ménopausées. On parle de métrorragies ;
  • Des saignements plus abondants pendant les menstruations, avec du sang rouge ou des caillots. Ceux sont des ménorragies. Elles peuvent être isolées ou associées à des métrorragies ;
  • Des pertes blanches (ou leucorrhées) souvent associées à des pertes de sang qui leur donne alors une coloration rosée ;
  • Des manifestations infectieuses, par exemple des douleurs abdominales, de la fièvre ou des cystites (infections urinaires).

A noter que ces symptômes ne sont pas spécifiques du cancer de l’endomètre. Il est cependant préférable de les signaler à son médecin, particulièrement après la ménopause.

À savoir ! Contrairement au cancer du col de l’utérus, il n’existe pour le cancer de l’endomètre aucun test de dépistage.